Urgent 20:00 EAU : 35 personnes poursuivies pour désinformation en ligne 18:25 Marrakech : arrestation d’un homme soupçonné d’avoir harcelé une touriste dans la médina 17:20 Les exportations automobiles espagnoles vers le Maroc frôlent 600 millions d’euros en 2025 16:42 Le XI de la semaine : reconnaissance historique du Golfe et perspectives d’une saison agricole prometteuse après l’Aïd 16:35 Fès : pourquoi fruits et légumes deviennent-ils plus chers au marché de gros ? 16:00 Le safran marocain tire profit de la crise des importations iraniennes en Russie 15:25 Myrtilles marocaines : récolte retardée et concurrence accrue 14:35 L’Espagne augmente son soutien financier au projet de tunnel sous le détroit de Gibraltar 14:00 Transport aérien : la flambée du carburant menace le budget des voyageurs 13:30 Escalade au Moyen-Orient : Israël intensifie ses frappes en Iran après des menaces contre Netanyahu 12:30 Fatima Zahra Al-Yaoumi remporte le concours national de mémorisation du Coran 12:00 Love Brand 2025 | CTM parmi les marques préférées des consommateurs au Maroc 11:30 Grand Stade Hassan II : 763 millions pour l’hydraulique 11:00 Les investisseurs anticipent une stabilité du taux directeur de Bank Al-Maghrib 10:30 Élections législatives : la crédibilité des partis politiques face aux attentes des citoyens 10:00 Guerre au Moyen-Orient : l’ONU alerte sur un impact humanitaire mondial 09:30 Bahreïn renforce sa défense après l’interception de plus de 300 projectiles et drones 09:00 SM le Roi Mohammed VI réaffirme la solidarité du Maroc avec les Émirats arabes unis 23:55 Automobile : le Maroc s’engage vers une décennie record 23:03 Startups marocaines : Ryad Mezzour promet un soutien renforcé à l’innovation 22:02 Jusqu’à 50.000 emplois menacés : l’offshoring marocain sous pression après la réforme française 21:03 Dirham en recul, Bourse en hausse : les signaux clés de l’économie marocaine

Naciri nie tout lien avec l’« Escobar du Sahara »

Vendredi 23 Mai 2025 - 21:00
Naciri nie tout lien avec l’« Escobar du Sahara »

Vendredi dernier, devant la chambre criminelle de première instance de Casablanca, Saïd Naciri, figure influente du football marocain et ancien président du Wydad Athletic Club (WAC), a une nouvelle fois nié toute implication dans l’affaire dite de l’« Escobar du Sahara », un vaste réseau de trafic international de drogue orchestré, selon l’accusation, par Ahmed Ben Brahim, baron malien de la résine de cannabis.

 

Lors de l’audience, les juges ont lu des extraits de procès-verbaux mettant en cause directement Naciri. Ben Brahim affirme lui avoir versé plusieurs centaines de milliers d’euros pour faciliter le passage de grandes quantités de cannabis depuis le Maroc vers d’autres pays africains, notamment via l’Algérie. Selon ses dires, un premier montant de 350.000 euros aurait été remis à Naciri pour garantir le bon déroulement d’une opération de 15 tonnes de résine de cannabis. Une seconde transaction, d’un montant de 400.000 euros, aurait eu pour but de sécuriser une autre route de trafic.

 

Face à ces accusations, Saïd Naciri persiste : il nie toute implication dans ce trafic et rejette en bloc les allégations de Ben Brahim, qualifiées par sa défense de « non fondées » et « politiquement motivées ».

 

Un autre point sensible abordé durant l’audience concerne l’origine de plus de 8,6 millions d’euros versés sur un compte personnel de Naciri entre 2014 et 2022. L’ancien président du Conseil préfectoral de Casablanca affirme que ces fonds proviennent de dons et de prêts privés destinés au Wydad, ainsi que des bénéfices de ses activités commerciales. Il assure que la totalité de cet argent a été injectée dans la gestion du club casablancais.

 

L’affaire dépasse le simple cadre du sport. Saïd Naciri est poursuivi pour des chefs d’accusation graves, notamment « détention, commercialisation et exportation de drogue », « corruption », « faux » et « usage de faux ». Il comparaît aux côtés d’Abdennabi Bioui, ex-président du Conseil régional de l’Oriental et ancien membre influent du Parti authenticité et modernité (PAM), également en détention préventive.

 

Le procès, ouvert en mai 2024, met en cause 25 prévenus soupçonnés d’avoir participé à un réseau de narcotrafic d’envergure opérant à partir du Maroc vers plusieurs régions du Sahel. Ben Brahim, qui purge déjà une peine de dix ans de prison, est à l’origine de la plainte qui a déclenché cette procédure judiciaire complexe.

 

Alors que les débats se poursuivent, la justice marocaine est confrontée à l’un des plus grands scandales politico-judiciaires de ces dernières années. La prochaine audience est prévue pour le 30 mai, et s’annonce décisive pour déterminer la suite de ce dossier explosif.

 


  • Fajr
  • Lever du soleil
  • Dhuhr
  • Asr
  • Maghrib
  • Isha

Lire la suite

Ce site, walaw.press, utilise des cookies afin de vous offrir une bonne expérience de navigation et d’améliorer continuellement nos services. En continuant à naviguer sur ce site, vous acceptez l’utilisation de ces cookies.