Nicolas Sarkozy face à la justice : Nouveau procès pour financement libyen de sa campagne en 2007
L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, se retrouve à nouveau devant le tribunal, cette fois accusé de recevoir un financement illégal de la part du dictateur libyen Mouammar Kadhafi pour sa campagne présidentielle de 2007. Le procès a débuté ce lundi à Paris, où Sarkozy comparaît avec trois anciens ministres pour corruption, détournement de fonds publics et financement illégal de campagne.
À 69 ans, l'ex-président, qui a dirigé la France de 2007 à 2012, est déterminé à prouver son innocence. L'affaire remonte à la fin de l'année 2005, alors que Sarkozy était ministre de l'Intérieur. Selon les accusations, il aurait conclu un « accord corrompu » avec le régime de Kadhafi, en vue de recevoir un soutien financier pour sa campagne, avec l'aide de ses proches collaborateurs, Claude Guéant et Brice Hortefeux.
Les charges retenues contre Sarkozy incluent la corruption, l'appropriation de fonds publics, le financement illégal de campagne et l’appartenance à une organisation criminelle. Si ces accusations sont confirmées, l'ex-président risque une peine de 10 ans de prison, une amende de 375 000 euros et une interdiction de participer à des élections pendant cinq ans.
Ce n'est pas la première fois que Sarkozy est confronté à la justice. En cinq ans, il a déjà été jugé à plusieurs reprises. Récemment, il a été condamné à un an de prison avec sursis dans l'affaire dite "Bigmalion" concernant les dépassements de budget lors de sa campagne présidentielle de 2012. En décembre, il a également été condamné à un an de prison ferme, avec bracelet électronique, dans l'affaire des écoutes, où il est accusé de corruption active d'un juge.
La nouvelle affaire repose sur des témoignages de sept anciens responsables libyens et des preuves indirectes recueillies sur des visites secrètes à Tripoli, des virements suspects et des notes du ministre libyen du pétrole, Shukri Ghanem, retrouvé mort en 2012. Selon l'accusation, ces éléments suggèrent un financement clandestin de la campagne présidentielle de Sarkozy, en échange de soutien diplomatique et de contrats commerciaux en faveur de la Libye.
L'ex-président est également mis en cause pour avoir favorisé Kadhafi lors de sa visite controversée à Paris, en 2007, peu après son élection, où il a reçu un accueil chaleureux de la part de Sarkozy. Cette visite, la première en 30 ans, a été suivie par des contrats juteux, dont un soutien judiciaire à Abdullah Senoussi, l'ex-directeur des services secrets libyens, impliqué dans un attentat terroriste contre un avion français en 1989.
Le procès, qui se tiendra jusqu'au 10 avril, verra l'audition de 12 accusés et témoins, dont des proches de l'ex-président et des personnalités politiques. Sarkozy, déterminé à prouver son innocence, a répété par la voix de son avocat, Christophe Ingrain, qu'il n’y avait « aucune preuve » de financement libyen pour sa campagne. Selon l’avocat, toutes les accusations sont basées sur « des conjectures et des allégations sans fondement ».
Le procès en cours soulève des questions sur l'impunité des dirigeants politiques et la transparence des financements des campagnes électorales. L’issue de cette affaire pourrait marquer un tournant important dans la justice française, en dévoilant l'étendue des liens entre les dirigeants politiques et les régimes autoritaires.
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