-
14:00
-
13:45
-
13:30
-
13:29
-
13:16
-
13:00
-
12:32
-
12:00
-
11:30
-
11:00
-
10:30
-
10:02
-
09:30
-
09:01
-
08:30
-
08:00
-
07:30
-
07:00
-
22:40
-
22:30
-
22:03
-
21:40
-
21:16
-
20:44
-
20:30
-
20:02
-
20:02
-
20:00
-
19:44
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:44
-
17:30
-
17:07
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:44
-
15:30
-
15:29
-
15:05
-
14:44
-
14:30
-
14:27
-
14:15
-
14:06
-
14:04
Nouveau variant de la grippe : l’OMS rassure mais presse les pays de renforcer la vaccination
Un nouveau variant du virus de la grippe attire l’attention de la communauté scientifique mondiale. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a alerté mardi sur la progression rapide d’un sous-clade du virus AH3N2, baptisé J.2.4.1 — également appelé sous-clade K — détecté pour la première fois cet été en Australie et en Nouvelle-Zélande. En quelques mois, la souche s’est propagée à plus de trente pays, accompagnant une saison grippale particulièrement précoce dans l’hémisphère Nord.
Selon le Dr Wenqing Zhang, responsable de l’unité des menaces respiratoires mondiales à l’OMS, cette diffusion rapide ne s’accompagne pas, à ce stade, d’une augmentation de la gravité clinique. « Les données disponibles ne montrent pas de maladie plus sévère. Toutefois, l’évolution génétique du virus souligne la nécessité d’une vigilance renforcée », a-t-elle déclaré lors d’un briefing à Genève.
La spécialiste rappelle que les virus grippaux évoluent constamment, imposant une révision biannuelle des vaccins à travers le Système mondial de surveillance et de riposte à la grippe (GISRS). Le nouveau variant n’est pas intégré dans la formulation des vaccins produits pour cette saison, mais les premières analyses sont rassurantes : les vaccins actuels continuent d’offrir une protection solide contre les formes graves, réduisant notamment les risques d’hospitalisation.
Chaque année, la grippe saisonnière touche jusqu’à un milliard de personnes dans le monde, dont entre trois et cinq millions développent des formes sévères, causant jusqu’à 650.000 décès. Dans ce contexte, l’OMS rappelle que la vaccination demeure la meilleure défense, particulièrement pour les personnes fragiles, les enfants et les professionnels de santé.
Une étude préliminaire menée au Royaume-Uni confirme d’ailleurs cette efficacité : environ 75 % contre les formes graves chez les enfants et près de 35 % chez les adultes.
À l’approche des fêtes de fin d’année, période propice à une augmentation des infections respiratoires, l’OMS appelle à renforcer la prévention, la capacité de réponse des systèmes de santé et la surveillance épidémiologique. Elle invite également les pays à soutenir le réseau GISRS, qui regroupe plus de 130 nations et des laboratoires spécialisés.