Nucléaire iranien : Genève au cœur d’un bras de fer diplomatique avec Washington
Genève accueille cette semaine un nouveau cycle de discussions sensibles autour du programme nucléaire iranien. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est arrivé lundi dans la ville suisse à la tête d’une délégation composée de diplomates et d’experts, marquant la reprise de pourparlers indirects avec les États-Unis dans un climat international tendu.
Selon la télévision d’État iranienne, ces échanges constituent le deuxième volet de négociations entamées début février à Mascate, après plusieurs mois d’impasse. Ils doivent officiellement débuter mardi, sous médiation internationale, alors que la menace d’une escalade militaire plane toujours sur la région.
En marge de ces discussions, le ministre iranien doit rencontrer ses homologues suisse et omanais, ainsi que le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique, Rafael Grossi. L’objectif affiché : réaffirmer les positions de Téhéran sur le dossier nucléaire et tenter de restaurer un minimum de confiance avec les instances internationales de contrôle.
Côté américain, la Maison Blanche a confirmé la venue à Genève de son émissaire Steve Witkoff, accompagné de Jared Kushner, gendre du président Donald Trump. Leur déplacement s’inscrit dans une séquence diplomatique plus large, incluant également des échanges sur les conflits impliquant la Russie et l’Ukraine.
Un contexte sécuritaire explosif
La relance du dialogue intervient après une période de fortes tensions. À la suite de la répression d’un vaste mouvement de contestation en Iran en janvier, Washington a durci son ton, évoquant ouvertement une possible intervention militaire tout en laissant la porte ouverte à une solution diplomatique. Une première session de négociation s’était ouverte le 6 février à Mascate, plusieurs mois après l’échec de précédents pourparlers interrompus en juin, dans le sillage d’un conflit armé de douze jours entre l’Iran et Israël.
Les États-Unis avaient alors mené des frappes contre des installations nucléaires iraniennes, accentuant la méfiance entre les parties. Depuis, Washington a renforcé sa présence militaire dans le Golfe, avec le déploiement de porte-avions, illustrant la pression exercée sur Téhéran.
Désaccords de fond et lignes rouges
Les divergences restent profondes. L’Iran affirme vouloir limiter les discussions à son seul programme nucléaire civil, tandis que Washington et Israël exigent également des concessions sur les missiles balistiques et le soutien iranien à des groupes armés régionaux. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ainsi posé comme condition préalable à tout accord le retrait total du matériel nucléaire enrichi hors d’Iran et le démantèlement complet des capacités d’enrichissement.
De son côté, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Majid Takht-Ravanchi a indiqué que son pays se disait prêt à un compromis sur son stock d’uranium hautement enrichi, à condition d’une levée des sanctions économiques américaines. Avant les frappes de 2025, l’Iran enrichissait l’uranium à 60 %, bien au-delà du seuil autorisé par l’accord de 2015, aujourd’hui caduc.
Parallèlement aux négociations, Abbas Araghchi doit présenter la position iranienne devant la Conférence du désarmement des Nations unies, soulignant la volonté de Téhéran de défendre son dossier sur la scène internationale, tout en tentant d’éviter une nouvelle escalade.
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