Paracétamol et grossesse : une vaste étude confirme l’absence de lien avec l’autisme
Aucune donnée scientifique solide ne permet d’établir un lien entre la prise de paracétamol pendant la grossesse et l’apparition de troubles du spectre autistique chez l’enfant. C’est ce que confirme une vaste étude publiée lundi dans la revue médicale britannique BMJ, venant contredire des affirmations avancées ces dernières semaines par le président américain Donald Trump.
« Les données actuellement disponibles sont insuffisantes pour avérer un lien entre l’exposition au paracétamol in utero et l’autisme ainsi que le trouble du déficit de l’attention (TDAH) pendant l’enfance », concluent les auteurs. Le paracétamol, largement prescrit pour soulager la douleur et la fièvre, reste considéré comme l’option la plus sûre pour les femmes enceintes, contrairement à l’aspirine ou à l’ibuprofène, dont les risques pour le fœtus sont documentés.
L’étude publiée n’apporte pas de nouvelles expérimentations, mais constitue la synthèse la plus large des connaissances disponibles. Elle s’appuie sur une « revue parapluie », c’est-à-dire une analyse compilant plusieurs méta-analyses et études déjà publiées. Certaines recherches avaient suggéré un lien possible entre la prise de paracétamol et l’autisme, mais leur qualité scientifique a été jugée « faible » ou « extrêmement faible » par les auteurs, en raison notamment de l’absence de prise en compte d’autres facteurs déterminants, comme les prédispositions génétiques ou l’état de santé de la mère.
Cette conclusion vient également conforter le consensus médical international. L’Organisation mondiale de la Santé avait rappelé dès septembre l’absence de preuve reliant paracétamol et troubles neurodéveloppementaux, appelant à éviter la propagation d’informations erronées susceptibles de mettre en danger les patientes.
Plusieurs experts ont salué la rigueur méthodologique de l’étude. Dimitrios Sassiakos, professeur d’obstétrique à l’University College London, a souligné qu’elle « confirme ce que répètent les spécialistes à travers le monde ».
Ce débat intervient dans un contexte où Donald Trump et son ministre de la Santé, Robert Kennedy Jr., multiplient les déclarations controversées sur l’autisme, avançant notamment l’idée d’une « épidémie » liée à des facteurs médicamenteux ou vaccinaux, positions rejetées par la communauté scientifique.
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