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Parapharmacies : les pharmaciens marocains s’alarment d’un changement de circuit de vente
La question du circuit de distribution des produits pharmaceutiques revient au cœur du débat au Maroc. La Confédération des syndicats des pharmaciens du Maroc (CSPM) a récemment exprimé sa vive opposition au transfert de certains produits, jusque-là vendus exclusivement en pharmacie, vers les parapharmacies. En ligne de mire : une pommade largement utilisée dans les soins du nourrisson, dont la commercialisation en vente libre suscite l’inquiétude des professionnels du secteur.
Dans une correspondance officielle adressée aux parties concernées, le président de la CSPM, le Dr Mohamed Lahbabi, dénonce une décision jugée préjudiciable aux équilibres établis entre pharmaciens et laboratoires. Selon la Confédération, le passage de cette pommade du circuit officinal vers celui des parapharmacies constitue une remise en cause du rôle historique joué par les pharmaciens dans la promotion, le conseil et la notoriété du produit auprès des consommateurs.
Très utilisée par les parents pour prévenir et soulager les irritations cutanées chez les bébés, notamment l’érythème fessier, la pommade est présentée sur le site officiel de la marque comme un « médicament ». Pourtant, elle commence à apparaître sur les étagères de plusieurs parapharmacies, à l’instar d’autres produits similaires déjà disponibles dans ces points de vente. Une situation que la CSPM estime source de confusion pour le consommateur et contraire aux usages professionnels en vigueur sur le marché national.
Pour l’Instance représentative des pharmaciens, ce repositionnement soudain vers un autre circuit de distribution rompt la relation de confiance entre les officines et les fabricants. Elle considère que cette pratique fragilise le cadre éthique qui régit les partenariats dans le secteur du médicament, tout en déstabilisant les efforts consentis par les pharmacies au fil des années pour accompagner le développement et la diffusion de ces produits.
Face à cette situation, la Confédération n’exclut pas de recourir à des mesures jugées légitimes pour défendre les intérêts de la profession, en l’absence de réponse satisfaisante. Parmi les options évoquées figure la réduction de la présence des produits de la marque concernée dans les pharmacies, au profit de laboratoires qui respectent le circuit officinal et reconnaissent l’apport des pharmaciens dans la promotion et la distribution de leurs gammes.
Au-delà de l’aspect commercial, les pharmaciens s’interrogent sur les motivations profondes de cette ouverture vers les parapharmacies. Ils estiment que cette orientation porte atteinte à leur rôle traditionnel de conseil en matière de produits médicaux et paramédicaux, un rôle fondé sur la proximité, l’expertise et la sécurité du patient.
La CSPM plaide enfin pour l’ouverture d’un dialogue avec les responsables de la marque concernée. Une rencontre, selon elle, permettrait de clarifier les enjeux et d’envisager un retour sur cette décision, dans l’objectif de préserver la stabilité du marché, les intérêts économiques des professionnels et la continuité d’une coopération jugée essentielle pour l’ensemble du secteur pharmaceutique.