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Paris : les héritiers de l’ex-président yéménite jugés pour blanchiment et corruption
Deux héritiers de l’ancien président du Yémen, Ali Abdullah Saleh, comparaîtront devant la justice française en septembre 2026. Selon le parquet national financier (PNF), qui confirme une information révélée par Le Parisien, Ahmed Ali et Khaled Saleh seront jugés pour blanchiment de détournement de fonds publics et corruption en bande organisée, dans une affaire de biens mal acquis portant sur plusieurs millions d’euros.
Les deux frères sont soupçonnés d’avoir détourné des fonds publics yéménites afin d’acquérir des biens immobiliers de luxe à Paris. L’enquête, ouverte en 2019 après un signalement de la Suisse, s’est concentrée sur des flux financiers suspects entre Paris et Genève.
Au cœur du dossier figurent plusieurs appartements haut de gamme achetés à partir de 2005, notamment rue de Tilsitt et rue Galilée, à deux pas des Champs-Élysées et de l’Arc de Triomphe. Une société civile immobilière aurait été créée pour faciliter ces acquisitions, impliquant Ahmed Ali Abdullah Saleh. Selon les enquêteurs, environ 30 millions d’euros auraient été transférés depuis Sanaa vers un compte parisien ouvert sous un autre nom par ce dernier.
La défense, représentée par Mes Clara Gérard-Rodriguez et Pierre-Olivier Sur, conteste fermement les accusations. Les avocats assurent que les transactions ont été réalisées « en toute transparence » et réfutent tout recours à des montages financiers opaques. Ils affirment que l’enquête s’appuie principalement sur un rapport de l’ONU « ne prouvant pas l’origine des fonds ». « Dire qu’un régime est corrompu ne suffit pas à démontrer que ces biens ont été acquis avec de l’argent issu de la corruption », souligne Me Gérard-Rodriguez.
Ahmed Ali Saleh, ancien commandant de la Garde républicaine yéménite puis ambassadeur aux Émirats arabes unis, est soumis depuis 2015 à des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et du Trésor américain, tout comme son père. Ali Abdullah Saleh, qui a dirigé le Yémen de 1978 à 2012 avant d’être renversé lors du Printemps arabe, a été tué en 2017 par les rebelles houthis en plein conflit contre le gouvernement soutenu par la coalition menée par l’Arabie Saoudite.
Le procès de septembre 2026 pourrait constituer une étape majeure dans les dossiers internationaux de biens mal acquis, dans un contexte où plusieurs régimes déchus sont scrutés pour leur patrimoine à l’étranger.