Pêche maritime : de nouvelles mesures adoptées pour mieux gérer les débarquements de petits pélagiques à Laâyoune
Le Secrétariat d'État chargé de la Pêche maritime renforce son dispositif de gestion des débarquements de petits pélagiques au port de Laâyoune. Réunis avec les représentants des institutions concernées et les professionnels du secteur, les responsables ont arrêté une série de mesures destinées à mieux adapter les volumes de captures aux capacités de traitement des infrastructures portuaires et industrielles.
Cette initiative s'inscrit dans une stratégie visant à préserver la durabilité de la ressource tout en améliorant la valorisation économique des produits de la pêche.
Des débarquements en forte progression
Présidée par le Directeur des Pêches Maritimes, Abdellah Moustatir, la réunion a rassemblé notamment des représentants de la Délégation des Pêches Maritimes de Laâyoune, de l'Institut National de Recherche Halieutique (INRH), de l'Office National des Pêches (ONP), ainsi que des armateurs et capitaines de pêche.
À cette occasion, il a été rappelé que les politiques engagées en faveur de la gestion durable des petits pélagiques ont permis une progression significative des débarquements dans la pêcherie de l'Atlantique Centre, particulièrement au port de Laâyoune.
Toutefois, cette hausse des volumes exerce désormais une forte pression sur les infrastructures portuaires, dont les capacités de réception et de traitement apparaissent insuffisantes face à des débarquements pouvant atteindre jusqu'à 4.500 tonnes par jour.
Une limitation des débarquements pour préserver la valorisation
Face à cette situation, les participants ont convenu d'adopter un nouveau dispositif de régulation.
Il a ainsi été décidé que les activités de pêche seront suspendues lorsque le volume global des débarquements quotidiens dépassera le seuil de 2.500 tonnes au port de Laâyoune.
L'objectif est d'éviter une saturation des installations portuaires et industrielles susceptible d'entraîner une baisse de la qualité des produits ou leur orientation vers des circuits offrant une faible valeur ajoutée.
Les professionnels ont également validé une mesure spécifique concernant la sardine. La pêche de cette espèce sera interrompue lorsque la taille marchande dépassera 30 unités par kilogramme, afin de préserver l'équilibre du marché et d'encourager une meilleure valorisation des captures.
Une commission de suivi pour coordonner les opérations
Afin d'assurer le suivi de ces nouvelles dispositions, une commission locale sera mise en place sous la présidence du Délégué des Pêches Maritimes de Laâyoune.
Cette structure associera les délégations des pêches maritimes de Tan-Tan, Boujdour et Tarfaya, ainsi que les représentants régionaux de l'INRH et de l'ONP.
Sa mission consistera à veiller à une meilleure adéquation entre les capacités de transformation des unités industrielles et les volumes de captures enregistrés dans la pêcherie des petits pélagiques de l'Atlantique Centre.
À travers ces mesures, les autorités souhaitent concilier préservation des ressources halieutiques, optimisation des infrastructures portuaires et amélioration de la compétitivité de la filière, un secteur stratégique pour l'économie maritime du Royaume.
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