Pêche méditerranéenne : les ports du Nord résistent à la baisse nationale des débarquements
Alors que la pêche côtière et artisanale affiche un recul à l’échelle nationale, la façade méditerranéenne du Maroc fait figure d’exception. En 2025, les ports situés entre Tanger et Saïdia ont enregistré une progression notable des débarquements, traduisant une dynamique contrastée au sein du secteur halieutique.
Selon les dernières données publiées par l’Office national des pêches, les volumes débarqués dans les ports méditerranéens ont atteint 15.069 tonnes sur l’ensemble de l’année, en hausse de 7 % par rapport à 2024. En valeur, ces apports ont généré plus de 651 millions de dirhams, soit une augmentation de 3 %, confirmant une relative résilience de cette zone maritime.
Une structure de production en mutation
Derrière cette évolution globale se cache une recomposition des captures. Les poissons pélagiques, traditionnellement dominants, ont affiché une quasi-stabilité en volume, avec un peu plus de 5.200 tonnes débarquées. Leur valeur, en léger retrait, témoigne d’un marché plus tendu sur ce segment.
À l’inverse, les poissons blancs se sont distingués par une forte progression. Les débarquements ont dépassé 3.000 tonnes, marquant une croissance de plus de 20 % sur un an. Cette hausse s’est également traduite sur le plan financier, avec des recettes en augmentation, reflet d’une demande soutenue pour ces espèces à plus forte valeur ajoutée.
Céphalopodes et crustacés en léger repli
Les céphalopodes, autre pilier de la pêche méditerranéenne, ont enregistré une baisse modérée des volumes, tombant à un peu plus de 4.500 tonnes. Malgré ce recul, leur contribution économique est restée solide, portée par une amélioration des prix à la première vente.
Même tendance pour les crustacés, dont les quantités débarquées ont diminué, entraînant un tassement des revenus. Ce segment demeure néanmoins stratégique pour de nombreuses communautés littorales, en raison de sa rentabilité et de son importance dans l’export.
L’essor spectaculaire des coquillages et la progression des algues
L’un des faits marquants de l’année reste l’explosion des débarquements de coquillages. Partant de volumes historiquement faibles, cette filière a connu une envolée exceptionnelle, frôlant les 900 tonnes. Bien que leur poids économique reste modeste, cette évolution révèle l’émergence de nouvelles opportunités pour la diversification des ressources marines.
Les algues ont également progressé, confirmant l’intérêt croissant pour cette ressource, notamment dans les industries agroalimentaires et cosmétiques.
Un contraste avec la tendance nationale
Cette embellie méditerranéenne intervient dans un contexte national moins favorable. À l’échelle du Maroc, les débarquements de la pêche côtière et artisanale ont reculé en 2025, tant en volume qu’en valeur. Les ports atlantiques, fortement dépendants de certaines espèces, ont été plus exposés aux effets conjugués de la pression sur la ressource, des conditions climatiques et de l’évolution des marchés.
Le différentiel observé entre les deux façades maritimes souligne l’importance d’une gestion territorialisée des politiques halieutiques, intégrant les spécificités écologiques et économiques de chaque zone.
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