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Pétrole au-dessus de 100 dollars : un défi majeur pour le budget marocain de 20

Jeudi 12 Mars 2026 - 08:37
Pétrole au-dessus de 100 dollars : un défi majeur pour le budget marocain de 20

La hausse des prix du pétrole sur les marchés internationaux, liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient, pourrait perturber les équilibres du budget marocain pour 2026. Alors que la loi de finances repose sur un prix moyen du baril de Brent estimé à environ 65 dollars, la récente escalade du conflit dans la région a provoqué une forte volatilité des cours, certains franchissant momentanément la barre des 100 dollars.

Cette situation inquiète les économistes, qui estiment que les hypothèses économiques ayant servi de base à l’élaboration du budget pourraient être fragilisées si les tensions persistent. La loi de finances 2026 prévoit également un prix du gaz butane autour de 500 dollars la tonne, une croissance économique d’environ 4,5 % et un taux d’inflation plafonné à 2 %. Des prévisions qui pourraient être remises en question si les prix de l’énergie continuent d’augmenter.

L’un des points les plus sensibles du conflit concerne le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole et du gaz mondial. Toute perturbation dans cette zone clé du commerce énergétique international peut provoquer des réactions rapides sur les marchés, avec des répercussions directes sur les économies dépendantes des importations d’énergie, comme le Maroc.

Pour l’économiste Driss Effina, deux scénarios sont envisageables. Le premier repose sur une désescalade rapide grâce aux efforts diplomatiques internationaux. Dans ce cas, les prix du pétrole pourraient revenir à des niveaux plus modérés, limitant ainsi l’impact sur les équilibres budgétaires du Royaume. Le recul récent du baril vers les 85 dollars, après certaines déclarations politiques évoquant une possible accalmie, est perçu par certains observateurs comme un signal encourageant.

Le second scénario, en revanche, repose sur l’hypothèse d’un conflit prolongé. Une telle évolution pourrait affecter jusqu’à 20 % des exportations mondiales de pétrole transitant par la région et provoquer une nouvelle hausse des prix des carburants. Au Maroc, cela pourrait se traduire par une augmentation des tarifs à la pompe, avec un litre susceptible d’atteindre entre 12 et 15 dirhams selon les estimations.

Une hausse durable des prix de l’énergie aurait également des effets en cascade sur l’économie nationale. L’augmentation du coût du transport se répercuterait sur les produits alimentaires, les biens de consommation et les produits agricoles, alimentant ainsi une pression inflationniste supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages.

De son côté, l’économiste Omar Kettani souligne que la crise actuelle s’inscrit dans un contexte international marqué par des rivalités stratégiques entre grandes puissances. Selon lui, la sécurisation des routes maritimes traversant le détroit d’Ormuz est devenue une priorité pour plusieurs pays, notamment en Europe, fortement dépendants des flux énergétiques mondiaux.

Face à ces incertitudes, l’expert estime que le Maroc devra envisager des ajustements budgétaires si la pression sur les prix de l’énergie se prolonge. Il plaide pour une gestion plus rigoureuse des finances publiques, estimant que le poids des dépenses de fonctionnement de l’administration reste élevé par rapport aux besoins économiques et sociaux du pays.

Selon lui, une réorientation des ressources vers la protection sociale et le développement du monde rural pourrait constituer une réponse plus efficace aux défis économiques actuels. Il appelle également à faire preuve de courage politique afin de rationaliser certaines dépenses publiques et de préserver les marges nécessaires au financement des grands projets de développement.

Dans un contexte international instable, la gestion du budget 2026 s’annonce donc particulièrement délicate. Entre volatilité des marchés énergétiques et nécessité de protéger le pouvoir d’achat des citoyens, l’équilibre financier du Royaume dépendra largement de l’évolution du conflit et de la capacité des autorités à anticiper ses répercussions économiques.

 


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