Pétrole et gaz en baisse : les menaces douanières américaines pèsent sur les marchés
Les marchés de l’énergie ont entamé la semaine sous pression. Lundi, les prix du pétrole et du gaz ont nettement reculé, dans un contexte marqué par la résurgence des inquiétudes commerciales entre Washington et l’Union européenne, mais aussi par un apaisement relatif sur le front géopolitique au Moyen-Orient. Deux facteurs qui, combinés, nourrissent l’anticipation d’un ralentissement de la demande mondiale.
La crainte d’une nouvelle guerre commerciale pèse sur le pétrole
À l’origine de ce mouvement, les déclarations de Donald Trump menaçant d’imposer 10 % de droits de douane supplémentaires sur les importations en provenance de huit pays européens, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni. Plusieurs États membres de l’Union européenne ont évoqué la préparation de contre-mesures, ravivant le spectre d’un bras de fer commercial susceptible d’affaiblir les échanges internationaux.
Sur les marchés pétroliers, l’effet est avant tout psychologique. L’« anxiété » ambiante décourage les prises de position risquées, observent des analystes du secteur, alors même que l’impact concret de ces menaces reste encore difficile à mesurer. L’hypothèse d’un durcissement durable des relations commerciales alimente néanmoins un scénario redouté par les investisseurs : celui d’un ralentissement du commerce mondial, et par extension d’une demande énergétique moins dynamique.
Dans ce climat, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars s’échangeait autour de 63,73 dollars en milieu de journée, en baisse de 0,62 %. Le West Texas Intermediate, référence américaine, reculait de 0,72 %, à 59,01 dollars le baril pour livraison en février.
Le facteur iranien éloigne le risque d’un choc d’approvisionnement
Autre élément contribuant à la détente des cours : l’évolution de la situation en Iran. Les autorités de Téhéran ont affirmé avoir repris le contrôle après une vague de contestation sévèrement réprimée, selon les organisations de défense des droits humains. Ce discours officiel réduit, du moins temporairement, la perception d’un risque d’intervention militaire américaine susceptible de perturber l’offre mondiale.
Or l’Iran figure parmi les dix plus grands producteurs de pétrole au monde. L’éloignement d’un scénario de crise majeure sur ce front géopolitique atténue les primes de risque intégrées dans les prix, renforçant la tendance baissière observée en début de semaine.
Le gaz européen corrige après une envolée récente
Le repli est encore plus marqué du côté du gaz naturel. Après plusieurs séances de forte hausse, les prix européens ont corrigé lundi, pénalisés par les mêmes craintes commerciales, mais aussi par des perspectives de consommation moins tendues.
Sur le marché de référence, le contrat à terme du TTF néerlandais a perdu près de 7 %, pour s’établir autour de 34,365 euros le mégawattheure en fin de matinée. Quelques jours plus tôt, il avait atteint un sommet inédit depuis juin 2025, dépassant 38 euros le MWh, après avoir bondi de plus de 30 % en une semaine.
Les analystes pointent plusieurs facteurs explicatifs : des prévisions météorologiques plus clémentes en Europe, susceptibles de réduire les besoins de chauffage, mais aussi des signaux montrant que la flambée des prix du GNL commence à freiner la demande de certains acheteurs asiatiques. Dans ce contexte, le marché apparaît vulnérable à des prises de bénéfices après la récente séquence haussière.
Des marchés sous tension, entre commerce et géopolitique
La correction observée lundi illustre la sensibilité extrême des marchés de l’énergie aux équilibres macroéconomiques et géopolitiques. Entre la perspective d’un durcissement commercial transatlantique et l’évolution incertaine des dossiers au Moyen-Orient, les investisseurs naviguent dans un environnement dominé par la prudence.
À court terme, l’orientation des prix devrait rester étroitement liée aux signaux politiques et diplomatiques, autant qu’aux fondamentaux de l’offre et de la demande. Une configuration qui confirme le rôle central de l’énergie comme baromètre des tensions globales.
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