Pharmaciens au Maroc : suspension de la grève après un dialogue avec le ministère de la Santé
Les tensions entre les représentants des pharmaciens et les autorités sanitaires connaissent un apaisement. Les principales organisations syndicales du secteur pharmaceutique au Maroc ont annoncé la suspension des mouvements de grève qui étaient envisagés dans les prochains jours, à la suite d’une réunion tenue avec le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui.
Cette décision a été rendue publique dans un communiqué commun signé par la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc. Les organisations professionnelles précisent toutefois qu’elles resteront attentives à toute évolution susceptible d’affecter l’équilibre économique et réglementaire du secteur.
Une mobilisation liée aux propositions du Conseil de la concurrence
Le climat de tension s’était installé à la suite de recommandations émises par le Conseil de la concurrence, qui proposaient notamment d’ouvrir le capital des pharmacies à des investisseurs non pharmaciens et de permettre la création de chaînes commerciales de pharmacies.
Ces orientations avaient suscité une forte opposition parmi les professionnels, qui y voyaient un risque pour l’indépendance de la profession et pour l’organisation actuelle du réseau officinal.
Des avancées sur plusieurs dossiers du secteur
Selon les syndicats, les échanges avec le ministère ont permis de constater des progrès dans plusieurs dossiers considérés comme prioritaires pour la profession. Parmi eux figurent la réforme du dahir de 1922 encadrant l’exercice de la pharmacie, la réglementation relative aux médicaments vétérinaires, ainsi que le projet de loi sur les compléments alimentaires.
Les discussions portent également sur la promotion des médicaments génériques, l’actualisation de la liste des excipients à effets notoires, ainsi que sur la question de la carte sanitaire, un instrument destiné à mieux organiser la répartition des pharmacies sur le territoire.
Le gouvernement rassure sur l’ouverture du capital
La réunion décisive s’est tenue le 5 mars 2026 à Rabat, réunissant les représentants syndicaux et le ministre de la Santé. À cette occasion, Amine Tahraoui a assuré que l’ouverture du capital des pharmacies à des investisseurs non pharmaciens ne fait pas partie des orientations actuellement retenues par son département.
Le ministre a rappelé que la pharmacie constitue un maillon essentiel du système de santé, notamment en matière de sécurité du médicament et d’accompagnement des patients.
Un dialogue inscrit dans l’accord de 2023
Les autorités soulignent que les discussions engagées s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des engagements issus de l’accord signé le 6 avril 2023 entre le ministère et les représentants de la profession.
Le gouvernement indique par ailleurs que toute réforme éventuelle du secteur se fera selon une approche participative, impliquant une concertation préalable avec les organisations professionnelles afin de préserver l’équilibre du système pharmaceutique national.
Pour l’heure, la suspension du mouvement de grève ouvre une nouvelle phase de dialogue entre les autorités sanitaires et les représentants des pharmaciens, avec pour objectif de consolider la régulation du secteur tout en garantissant l’accès des citoyens à des services pharmaceutiques de qualité.
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