Pharmacies au Maroc : le gouvernement ferme la porte à l’ouverture du capital
Le gouvernement marocain ne prévoit pas d’ouvrir le capital des pharmacies. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, lors d’une réunion tenue à Rabat avec les représentants des organisations professionnelles du secteur pharmaceutique. Cette déclaration vise à apaiser les inquiétudes exprimées ces dernières semaines par les pharmaciens face à certaines propositions évoquées dans le débat public.
Selon le ministre, l’ouverture du capital des officines ne fait actuellement pas partie des orientations adoptées par le gouvernement. Cette précision intervient alors que des avis consultatifs publiés par le Conseil de la concurrence ont relancé la discussion sur l’organisation et l’évolution du secteur pharmaceutique.
Une position officielle pour rassurer les professionnels
La rencontre a réuni plusieurs organisations représentatives, notamment la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens du Maroc, l’Union nationale des pharmaciens du Maroc et le Syndicat national des pharmaciens du Maroc.
À cette occasion, le ministre a souligné que toute réforme éventuelle touchant l’organisation des pharmacies devrait se faire dans le cadre d’une approche concertée avec les professionnels du secteur. L’objectif est de préserver l’équilibre du marché pharmaceutique tout en garantissant la stabilité économique et professionnelle des pharmaciens.
Le ministère a également réaffirmé sa volonté d’accélérer la mise en œuvre des engagements issus de l’accord signé le 6 avril 2023 avec les représentants de la profession. Cet accord constitue aujourd’hui la base du dialogue en cours entre les autorités et les acteurs du secteur.
Un débat relancé par les avis consultatifs
Les discussions autour de l’ouverture du capital des pharmacies ont été ravivées par des avis consultatifs du Conseil de la concurrence concernant l’organisation du marché pharmaceutique. Toutefois, le ministère rappelle que ces recommandations, bien qu’importantes pour enrichir la réflexion, ne sont pas contraignantes et ne déterminent pas la politique publique en matière de santé.
Le pharmacien, acteur clé de la chaîne du médicament
Lors de la réunion, les représentants professionnels ont insisté sur la nécessité de protéger le rôle du pharmacien dans la chaîne du médicament. Selon eux, les officines restent un maillon essentiel mais fragile du système de santé, ce qui justifie le maintien de garanties professionnelles et économiques pour les pharmaciens.
Un dialogue appelé à se poursuivre
Le ministère de la Santé a conclu la rencontre en réaffirmant son engagement à poursuivre un dialogue institutionnel régulier avec les représentants du secteur. L’objectif est de finaliser les réformes réglementaires en cours et de répondre aux revendications professionnelles encore en suspens, dans le cadre de la modernisation du système de santé marocain.
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