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Plantes médicinales : le Maroc face au défi de la régulation

Vendredi 27 Février 2026 - 16:00
Plantes médicinales : le Maroc face au défi de la régulation

Au Maroc, l’herboristerie connaît un regain d’intérêt notable, porté par la montée des dépenses de santé des ménages et l’attrait croissant pour les solutions naturelles. Entre héritage traditionnel et exigences contemporaines de qualité, la phytothérapie s’inscrit progressivement dans une dynamique économique plus structurée.

À Casablanca, la docteure Nadia Aiouch, pharmacienne et pionnière d’une herboristerie adossée à une officine, défend une approche combinant rigueur scientifique et responsabilité sociale. Pour elle, l’usage des plantes médicinales doit rester complémentaire à la médecine conventionnelle. « La plante ne remplace ni le médecin ni le médicament. Elle peut soutenir, à condition d’être utilisée avec prudence », souligne-t-elle.

Dans les années 1990, la pratique reposait principalement sur la transmission orale des savoirs. L’initiative lancée en 1996 par la pharmacienne visait justement à introduire des standards pharmaceutiques dans un secteur largement informel. Connaissance des interactions, traçabilité et contrôle de la qualité constituent désormais, selon elle, les piliers d’une phytothérapie crédible.

Selon le Ministère de la Santé et de la Protection sociale, les dépenses totales de santé représentent environ 6 % du PIB, une évolution qui encourage l’intérêt pour des alternatives perçues comme accessibles ou complémentaires.

Un marché porté par la demande de bien-être

L’herboristerie propose aujourd’hui plus de 150 références de plantes médicinales, destinées principalement à soulager les troubles digestifs, le stress, l’insomnie ou les douleurs articulaires. Toutefois, près de 90 % des produits sont importés, révélant une dépendance extérieure persistante malgré la richesse botanique locale.

Les données publiées par l’Office des changes indiquent une hausse notable des importations de produits pharmaceutiques, atteignant plus de 12 milliards de dirhams en 2025, en progression significative sur un an. Même si les plantes médicinales ne constituent pas une catégorie statistique distincte, la croissance du segment santé et bien-être s’inscrit dans cette tendance.

La demande évolue parallèlement aux modes de vie. La clientèle, majoritairement féminine et active, recherche des solutions naturelles dans un cadre sécurisé. Cette transformation rejoint les analyses du Haut‑Commissariat au Plan, qui observent une progression structurelle des dépenses liées à la santé et au bien-être.

Entre régulation et structuration de la filière

Le cadre réglementaire marocain distingue l’herboristerie du monopole pharmaceutique, mais la commercialisation de produits à visée thérapeutique soulève des enjeux de santé publique. Les professionnels insistent donc sur la nécessité d’un conseil responsable, notamment face aux risques d’interactions médicamenteuses.

Cette préoccupation rejoint les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, qui appelle à encadrer les médecines traditionnelles par des normes scientifiques et réglementaires.

Sur le plan agricole, les programmes de valorisation des plantes aromatiques et médicinales s’inscrivent dans la stratégie Génération Green 2020‑2030, visant à renforcer la transformation locale et la création de valeur. Malgré des exportations en progression, la structuration industrielle de la filière reste encore en développement.

Au-delà du commerce de proximité, l’essor de la phytothérapie pose une question stratégique : comment transformer un patrimoine traditionnel en filière économique compétitive et sécurisée ? Dans un contexte de croissance mondiale des compléments alimentaires, le Maroc se trouve à la croisée entre dépendance aux importations et valorisation de sa biodiversité.

Pour les acteurs du secteur, l’équilibre entre tradition et science constitue la condition essentielle d’un développement durable. L’enjeu dépasse la simple tendance bien-être : il concerne la capacité du pays à structurer une filière à forte valeur ajoutée, capable de répondre à une demande croissante tout en garantissant la sécurité sanitaire.


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