Polémique à Washington : deux pompiers arrêtés par la police de l’immigration en pleine lutte contre le feu
L’interpellation de deux pompiers sans papiers engagés dans la lutte contre un vaste incendie dans l’État de Washington a déclenché une vive controverse jeudi 28 août. Les deux hommes, employés par des sociétés privées mandatées pour appuyer les secours face au Bear Gulch Fire, ont été arrêtés par la police de l’immigration lors d’un contrôle d’identité ayant concerné 44 pompiers mobilisés sur le terrain.
Le feu de forêt, qui ravage la péninsule Olympique depuis début juillet et a déjà détruit plus de 3.600 hectares, mobilise d’importants moyens humains et matériels. L’Agence de protection des frontières (CBP), qui a confirmé l’arrestation, a assuré que l’opération « n’avait pas entravé les opérations de lutte contre l’incendie », précisant que les contrats liant l’État fédéral aux deux sociétés employeuses avaient été résiliés dans le cadre d’une enquête criminelle. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur les soupçons visant ces entreprises.
Sur le terrain, l’incompréhension domine. « On a risqué notre vie ici pour sauver la population et voilà comment ils nous traitent », a confié, sous anonymat, un pompier cité par le Seattle Times. Les réactions politiques ne se sont pas fait attendre. Le gouverneur démocrate de l’État, Bob Ferguson, a exprimé sa « profonde préoccupation » et demandé des éclaircissements à ses services. La sénatrice Patty Murray a dénoncé une « politique d’immigration à vomir », fustigeant une décision qui « criminalise des personnes ayant risqué leur vie pour protéger la population ». La représentante Pramila Jayapal a parlé d’un acte « cruel, absurde et contraire aux intérêts des États-Unis ».
Cette arrestation illustre la radicalité de la ligne migratoire suivie par Donald Trump depuis son retour à la Maison Blanche. Alors que le pays fait face à une multiplication des feux de forêt liés aux conditions climatiques extrêmes, le geste des autorités fédérales soulève une question sensible : faut-il sacrifier la reconnaissance de l’engagement de ces travailleurs au profit d’une application rigide de la loi sur l’immigration, même en pleine urgence nationale ?
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