Polémique autour d’une vidéo gouvernementale : Le PPS et le MP montent au créneau
Une vidéo de communication gouvernementale, diffusée récemment sur une chaîne publique et en ligne, suscite de vives réactions de la part de l’opposition. Le Parti du Progrès et du Socialisme (PPS) et le Mouvement Populaire (MP) dénoncent ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation des médias publics à des fins électoralistes.
La vidéo en question met en avant les réalisations du gouvernement en perspective avec la vision du Maroc à l’horizon 2030. Toutefois, elle soulève des interrogations quant à son caractère institutionnel ou promotionnel. Intégrant des images marquantes comme l’exploit de l’équipe nationale lors du Mondial 2022 et des références aux grands projets en cours, elle est perçue par l’opposition comme une campagne déguisée en faveur du gouvernement en place.
Face à cette situation, Nabil Benabdellah, secrétaire général du PPS, a officiellement saisi la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) pour demander l’ouverture d’une enquête. Selon lui, la diffusion de cette capsule sur des médias financés par des fonds publics contrevient aux principes de neutralité et de pluralité du paysage audiovisuel. Il pointe également une absence de débat contradictoire, essentiel à toute communication institutionnelle équilibrée.
Mohammed Ouzzine, secrétaire général du MP, rejoint cette dénonciation en qualifiant cette production de "manœuvre politicienne" visant à influencer l’opinion publique avant les prochaines élections. Il fustige une "tentative de détournement des symboles nationaux" et appelle la HACA à prendre ses responsabilités pour garantir l’impartialité du service public audiovisuel.
Le PPS et le MP demandent également à ce que la source de financement de cette production soit clarifiée. Ils s’interrogent sur un éventuel recours à des fonds publics pour une communication qui, selon eux, dépasse le cadre institutionnel et relève davantage d’une promotion partisane.
Alors que le Maroc se prépare à des échéances politiques majeures, cette affaire relance le débat sur l’usage des ressources de l’État dans la communication gouvernementale. L’issue de cette polémique pourrait bien redéfinir les limites entre information institutionnelle et propagande électorale.
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