Poulet au Maroc : pourquoi l’écart de prix se creuse entre les fermes et les étals
À l’approche des périodes de forte consommation, le marché du poulet au Maroc affiche des écarts de prix significatifs entre la sortie des fermes et les points de vente au détail. Si le kilogramme de poulet vivant se négocie actuellement entre 13 et 14 dirhams à la ferme, il peut atteindre 19 à 21 dirhams chez certains détaillants, révélant une différence notable tout au long de la chaîne de commercialisation.
Selon les professionnels du secteur, cette situation s’explique en grande partie par la hausse de la demande, particulièrement marquée pendant le Ramadan et à l’approche des Aouacher, période traditionnellement caractérisée par une consommation alimentaire plus élevée. Dans un contexte où les prix des viandes rouges et du poisson restent élevés, le poulet apparaît comme l’alternative la plus accessible pour de nombreux ménages.
Mustapha Mounassar, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volaille, souligne que les niveaux de prix varient également selon l’intensité de la concurrence entre commerçants. Dans les marchés où plusieurs vendeurs se partagent le même espace, les tarifs ont tendance à se stabiliser autour de 17 à 17,5 dirhams le kilogramme, preuve que la compétition joue un rôle régulateur sur les prix.
Malgré ces variations, les professionnels assurent que l’approvisionnement du marché reste globalement maîtrisé. La Fédération Interprofessionnelle du Secteur Avicole (FISA) estime que la production actuelle permet de répondre à la demande observée pendant le mois de Ramadan, période souvent considérée comme un test majeur pour l’équilibre du marché.
Sur le plan international, les tensions géopolitiques, notamment autour du détroit d’Ormuz, ne semblent pas affecter directement l’approvisionnement du secteur avicole marocain. Les principales matières premières destinées à l’alimentation des volailles – maïs et soja – proviennent principalement de pays tels que la Russie, l’Ukraine, la France, l’Argentine, le Brésil ou encore les États-Unis, dont les routes commerciales ne dépendent pas de ce passage maritime stratégique.
Le facteur de risque le plus surveillé par les opérateurs demeure toutefois l’évolution du prix du pétrole. Une augmentation significative des coûts énergétiques pourrait renchérir les frais de transport et de logistique, ce qui finirait par se répercuter sur les prix au consommateur.
Par ailleurs, plusieurs indicateurs témoignent d’une amélioration récente de la production nationale. Les conditions météorologiques plus stables et l’état sanitaire satisfaisant des élevages ont contribué à renforcer la productivité. La production hebdomadaire de poussins atteint désormais 12,5 millions, contre 11 millions l’année précédente. Le segment du dindon affiche lui aussi une progression, avec une production mensuelle passée de 1,4 million à 1,8 million de têtes.
Pour les acteurs du secteur, ces évolutions traduisent une situation globalement stable. Les opérations d’importation des reproducteurs et l’organisation de la production se poursuivent normalement, laissant entrevoir pour 2026 un marché relativement équilibré, soutenu par une offre jugée suffisante pour répondre aux besoins des consommateurs.
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