Poupées sexuelles d’apparence enfantine : Shein, AliExpress, Temu et Wish visés par des enquêtes en France
Les autorités françaises ont ouvert des enquêtes visant plusieurs plateformes asiatiques de commerce en ligne, accusées d’avoir proposé à la vente des poupées sexuelles d’apparence enfantine, ainsi que d’autres contenus accessibles à des mineurs. Le parquet de Paris a confirmé lundi avoir confié ces investigations à l’Office de protection des mineurs (Ofmin).
Shein, AliExpress, Temu et Wish sont concernés par des procédures pour « diffusion de message violent, pornographique ou contraire à la dignité accessible à un mineur ». Dans les cas de Shein et AliExpress, les enquêteurs se penchent également sur des faits de « représentation pornographique de mineur », la vente de poupées à l’apparence enfantine pouvant relever du cadre pénal lié à la pédopornographie.
Les signalements proviennent de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), qui a alerté sur l’accessibilité de ces produits ainsi que sur la présence de contenus explicitement sexuels sur des sections du site accessibles sans vérification d’âge.
Les plateformes ont assuré avoir réagi. Shein affirme avoir « retiré l’ensemble des annonces incriminées » et suspendu temporairement sa catégorie de vente « produits pour adultes ». AliExpress indique avoir supprimé les références signalées. Temu et Wish n’ont pas encore communiqué publiquement sur la question.
La classe politique a rapidement réagi. Le ministre de l’Économie Roland Lescure a brandi la menace d’une interdiction pure et simple du site en France en cas de récidive. La haute-commissaire à l’Enfance, Sarah El-Haïry, a qualifié ces produits d’« objets pédocriminels » pouvant servir « d’entraînement à des prédateurs ». Une audition de Shein est prévue dans les quinze jours à l’Assemblée nationale.
La polémique intervient alors que Shein prépare l’ouverture, mercredi, de son premier magasin physique permanent en France, au sein du grand magasin BHV à Paris. Un événement déjà critiqué par des associations et syndicats, qui dénoncent le modèle ultra fast-fashion du groupe, souvent accusé de pollution, de contrefaçon et de conditions de travail opaques dans ses chaînes d’approvisionnement.
Face à la controverse, Frédéric Merlin, président de la société propriétaire du BHV, assure que seuls des produits « conçus spécifiquement pour le BHV » seront vendus, excluant toute référence issue de la marketplace internationale de Shein. Une déclaration qui n’a pas apaisé la colère de certaines organisations, qui appellent au boycott.
La question désormais centrale est de savoir si ces enquêtes aboutiront à des mises en examen, des sanctions administratives, voire à une interdiction d’accès au marché français, un scénario déjà envisagé par le gouvernement.
-
12:44
-
12:30
-
12:02
-
11:44
-
11:33
-
11:31
-
11:30
-
11:26
-
11:14
-
11:01
-
10:59
-
10:45
-
10:31
-
10:21
-
10:00
-
09:45
-
09:44
-
09:31
-
09:17
-
09:10
-
09:08
-
09:05
-
09:01
-
08:53
-
08:44
-
08:36
-
08:30
-
08:30
-
08:00
-
07:57
-
07:50
-
07:39
-
07:30
-
07:19
-
07:06
-
07:00
-
23:50
-
23:40
-
23:31
-
23:03
-
22:44
-
22:31
-
22:09
-
21:45
-
21:31
-
21:00
-
20:44
-
20:31
-
20:09
-
19:41
-
19:31
-
19:08
-
18:41
-
18:31
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:00
-
16:42
-
16:31
-
16:30
-
16:16
-
16:06
-
15:53
-
15:41
-
15:30
-
15:29
-
15:20
-
15:17
-
15:15
-
15:11
-
14:48
-
14:45
-
14:43
-
14:37
-
14:31
-
14:15
-
14:10
-
14:09
-
13:52
-
13:44
-
13:31
-
13:19