Predator Oil & Gas accélère son projet gazier MOU-6 au Maroc après une réévaluation favorable
La société énergétique Predator Oil & Gas Holdings a annoncé une accélération de ses préparatifs autour du puits gazier MOU-6 au Maroc, à la suite d’une réévaluation technique indépendante jugée favorable. Cette analyse a conduit l’entreprise à revoir à la hausse les perspectives de rentabilité du projet tout en réduisant certains risques associés à son développement.
Présente dans plusieurs pays, notamment au Maroc, à Trinité-et-Tobago et en Irlande, la société entend renforcer sa présence sur le marché gazier marocain grâce à un forage qui devrait atteindre près de 950 mètres de profondeur. L’objectif est de tester un modèle de commercialisation rapide basé sur le gaz naturel comprimé (GNC) et le micro-gaz naturel liquéfié (micro-GNL), deux solutions adaptées aux projets de taille intermédiaire.
Une stratégie financière revue après l’amélioration des perspectives
La nouvelle évaluation technique a modifié l’approche financière de Predator Oil & Gas. Alors que l’entreprise envisageait auparavant de faire entrer des partenaires avant le forage, elle privilégie désormais un développement plus autonome du projet.
Selon la société, les nouvelles données améliorent l’équilibre entre les risques et les rendements attendus. Cette évolution réduit l’intérêt d’une ouverture précoce du capital à des partenaires externes, une opération qui aurait entraîné une dilution importante de sa participation dans le projet.
La compagnie mise ainsi sur un investissement initial limité afin de démontrer le potentiel commercial du gaz avant toute éventuelle association stratégique. Cette approche vise à préserver davantage de valeur pour les actionnaires tout en validant la viabilité économique du projet.
Un projet pilote destiné à démontrer la valeur du gaz marocain
Predator considère le puits MOU-6 comme une étape clé dans le développement de ses activités au Maroc. L’entreprise estime qu’un projet pilote de GNC ou de micro-GNL nécessiterait un niveau de financement relativement modeste, tout en permettant de démontrer concrètement les possibilités de commercialisation du gaz extrait.
Toutefois, la société souligne que les résultats futurs dépendront de plusieurs facteurs, notamment le succès du forage, les performances des essais de production, l’obtention des autorisations réglementaires et l’évolution des conditions du marché énergétique.
L’objectif principal reste de réduire les incertitudes commerciales afin d’accroître la valeur potentielle des ressources gazières identifiées dans la région.
Une conception technique renforcée pour éviter les difficultés passées
Pour maximiser les chances de réussite du forage, Predator a procédé à plusieurs ajustements techniques. La nouvelle configuration du puits comprend notamment une révision de la conception du forage, une optimisation des fluides utilisés ainsi que l’intégration de nouveaux équipements de perforation plus performants.
Ces modifications visent à corriger certaines difficultés rencontrées lors de campagnes précédentes et à améliorer la qualité des futurs essais.
Le calendrier de développement progresse également. L’entreprise prévoit de finaliser l’approvisionnement en équipements stratégiques au début du mois d’août, tandis que l’approbation de l’étude d’impact environnemental est attendue au cours du mois de juillet.
Le Maroc au cœur de la stratégie énergétique du groupe
Parallèlement à ses activités marocaines, Predator poursuit le développement du projet Snowcap-3 à Trinité-et-Tobago, dont les revenus potentiels pourraient contribuer au financement de ses ambitions au Maroc.
Le directeur général de l’entreprise, Paul Griffiths, estime que le contexte énergétique mondial a profondément évolué ces dernières années. Selon lui, les préoccupations liées à la sécurité énergétique et à la hausse du coût de la vie ont redonné une place importante aux hydrocarbures dans de nombreuses stratégies nationales.
Dans cette perspective, le Maroc apparaît comme un marché particulièrement attractif grâce à son potentiel en gaz biogénique peu profond, à des conditions fiscales jugées favorables et à la proximité d’infrastructures énergétiques pouvant faciliter la commercialisation future de la production.
Vers une possible concession d’exploitation en 2026
Predator rappelle que les puits MOU-1 et MOU-3 ont déjà permis d’identifier une structure géologique prometteuse. Si les résultats du puits MOU-6 sont concluants, ils pourraient soutenir une future demande de concession d’exploitation dès 2026.
L’entreprise mise également sur des prix du gaz toujours soutenus et sur la demande croissante en énergie pour accélérer le développement du projet. Une première phase de production via le GNC ou le micro-GNL pourrait servir de tremplin à une exploitation plus large, sous réserve que les volumes et les débits observés confirment les hypothèses actuelles.
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