Prix des légumes et fruits à Casablanca : les tomates et carottes baissent, le concombre augmente
Le marché des produits alimentaires à Casablanca affiche cette semaine une évolution contrastée. Selon le bulletin hebdomadaire de Casablanca Prestations, plusieurs légumes enregistrent de nouveaux replis, tandis que certains fruits progressent ou consolident leurs niveaux de prix. La viande rouge, pour sa part, poursuit une trajectoire fragile, avec une légère détente pour l’ovin et des mouvements plus contrastés pour le bovin.
Les légumes poursuivent leur mouvement de baisse
Du côté des légumes, les tomates continuent de voir leurs prix s’orienter à la baisse. Leur prix plafond passe ainsi de 3,50 à 3,20 dirhams le kilogramme, tandis que le prix plancher reste inchangé.
Les carottes enregistrent une baisse plus nette. Leur fourchette passe de 1,30–2,30 DH/kg à 1,00–2,00 DH/kg. Le chou blanc suit également cette tendance, avec des prix désormais compris entre 0,80 et 1,50 DH/kg, contre 1,00 à 2,00 DH/kg auparavant.
Plusieurs autres légumes demeurent toutefois stables. Les courges sont toujours proposées entre 2,00 et 6,00 DH/kg, les pommes de terre entre 3,00 et 4,50 DH/kg, le chou-fleur entre 1,50 et 3,00 DH/kg et les courgettes entre 2,00 et 4,00 DH/kg.
Les oignons frais conservent pour leur part une fourchette de 1,50 à 2,30 DH/kg. Le bulletin fait également apparaître une nouvelle référence pour les oignons secs, dont les prix se situent entre 2,00 et 3,20 DH/kg.
Concombres et aubergines prennent le chemin inverse
Tous les légumes ne suivent cependant pas la tendance baissière. Les concombres affichent une nouvelle progression : leur prix minimum passe de 2,50 à 3,00 DH/kg, tandis que le maximum atteint désormais 4,50 DH/kg, contre 3,80 DH/kg précédemment.
Les aubergines restent également orientées à la hausse sur leur niveau plancher, désormais fixé à 1,50 DH/kg. Leur prix plafond demeure toutefois stable à 2,50 DH/kg.
Cette évolution divergente illustre les écarts qui peuvent apparaître d’un produit à l’autre sur les marchés de gros et de distribution, selon les volumes disponibles et les conditions d’approvisionnement.
Des fruits entre stabilité, hausse et baisse
Sur le segment des fruits, la stabilité concerne plusieurs références. Les bananes importées restent comprises entre 9,00 et 14,00 DH/kg. Les oranges se maintiennent entre 2,50 et 4,50 DH/kg, tandis que les pommes locales oscillent toujours entre 7,00 et 15,00 DH/kg. Les pommes importées conservent, quant à elles, une fourchette de 12,00 à 23,00 DH/kg.
Les bananes locales évoluent en revanche à la hausse. Leur fourchette passe de 7,00–11,00 DH/kg à 8,00–12,00 DH/kg.
Les pêches restent également à des niveaux relativement élevés, avec des prix compris entre 6,00 et 11,00 DH/kg.
À l’opposé, la pastèque poursuit son recul. Son prix plancher descend de 0,80 à 0,70 DH/kg et son plafond de 1,60 à 1,50 DH/kg. Le raisin connaît lui aussi une nouvelle détente, avec une fourchette ramenée à 2,50–8,50 DH/kg, contre 3,00–10,00 DH/kg une semaine auparavant.
Le melon Souihla reste stable, entre 1,20 et 2,30 DH/kg.
La viande rouge reste un marché particulièrement sensible
La situation demeure plus fragile pour la viande rouge. Le prix minimum de la viande bovine recule légèrement, passant de 78,00 à 77,00 DH/kg. Le prix maximum progresse toutefois de 103,00 à 104,00 DH/kg, traduisant une évolution moins homogène selon les niveaux de qualité ou les circuits de commercialisation.
La viande ovine affiche pour sa part une baisse plus claire sur le haut de la fourchette. Les prix se situent désormais entre 130,00 et 133,00 DH/kg, contre 130,00 à 135,00 DH/kg la semaine précédente.
Ces variations montrent que, malgré certaines baisses ponctuelles, le marché de la viande rouge reste particulièrement sensible aux conditions d’offre et de demande ainsi qu'aux coûts qui pèsent sur la chaîne d’approvisionnement.
Un marché casablancais toujours contrasté
Le bulletin hebdomadaire met ainsi en évidence un marché alimentaire sans tendance unique. Les légumes sont globalement marqués par plusieurs baisses, même si certains produits comme le concombre et l’aubergine évoluent dans le sens inverse. Les fruits présentent une configuration tout aussi nuancée, entre stabilité, progression des bananes locales et recul de la pastèque et du raisin.
La viande rouge demeure, quant à elle, un segment sous surveillance, avec des évolutions limitées mais suffisamment contrastées pour confirmer la sensibilité des prix.
Pour les consommateurs casablancais, ces écarts rappellent que l’évolution du coût du panier alimentaire dépend largement de la catégorie de produit et de son niveau d’approvisionnement. Les prochaines publications hebdomadaires permettront de déterminer si les baisses observées sur plusieurs légumes et fruits s’inscrivent dans une tendance durable ou correspondent à de simples ajustements de marché.
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