Prix Nobel : cinq faits marquants à connaître sur les prestigieuses récompenses
Chaque année, les prix Nobel distinguent des personnalités dont les travaux ou les engagements ont contribué à faire avancer l’humanité. Décernées entre Stockholm et Oslo, ces récompenses créées à l’initiative de l’inventeur suédois Alfred Nobel continuent de susciter un intérêt mondial. À l’occasion de la nouvelle saison des Nobel, retour sur plusieurs faits qui illustrent l’histoire singulière de ces distinctions.
Des lauréats récompensés derrière les barreaux
Le Nobel de la paix a plusieurs fois été attribué à des personnalités privées de liberté au moment de leur distinction. Depuis 1901, cinq lauréats se trouvaient ainsi en détention.
En 1936, le journaliste allemand Carl von Ossietzky était détenu dans un camp de concentration nazi lorsqu’il a reçu le prix. Plusieurs décennies plus tard, en 1991, Aung San Suu Kyi, alors assignée à résidence en Birmanie, a été récompensée à son tour. Elle avait choisi de ne pas se rendre à Oslo, craignant de ne pas pouvoir regagner son pays.
En 2010, le dissident chinois Liu Xiaobo était également emprisonné. Son absence avait été symbolisée par une chaise laissée vide lors de la cérémonie. En 2022, le militant bélarusse Ales Bialiatski, détenu dans son pays, n’a pas pu recevoir personnellement son prix, représenté par son épouse Natalia Pintchouk.
L’année suivante, l’Iranienne Narges Mohammadi a elle aussi vécu cette reconnaissance depuis sa cellule de la prison d’Evin.
De Malala à Goodenough, des âges très contrastés
L’histoire des Nobel est également marquée par l’extrême diversité des âges des lauréats. En 2014, la Pakistanaise Malala Yousafzai est devenue, à seulement 17 ans, la plus jeune personne à recevoir un prix Nobel. Le Nobel de la paix lui avait été attribué pour son engagement en faveur du droit à l’éducation.
Dans le domaine scientifique, l’Australien Lawrence Bragg figure lui aussi parmi les plus jeunes lauréats. Il a reçu le Nobel de physique en 1915, à 25 ans, avec son père William Henry Bragg, pour leurs travaux sur l’analyse des structures cristallines aux rayons X.
En 2018, l’Irakienne Nadia Murad a également été distinguée à 25 ans par le Nobel de la paix pour son engagement en faveur des victimes de violences et de la minorité yézidie.
À l’autre extrémité du classement, l’Américain John B. Goodenough détient le record du lauréat le plus âgé. Il a reçu le Nobel de chimie en 2019 à 97 ans, pour ses travaux déterminants sur les batteries lithium-ion, aujourd’hui essentielles notamment dans le développement des véhicules électriques.
Un an auparavant, son compatriote Arthur Ashkin avait reçu le Nobel de physique à 96 ans.
Des récompenses qui traversent les générations
Ces parcours montrent combien les prix Nobel peuvent distinguer des profils différents, qu’il s’agisse de jeunes militants, de chercheurs expérimentés ou de personnalités engagées dans des contextes politiques particulièrement difficiles. Plus d’un siècle après leur création, ces récompenses continuent ainsi de mettre en lumière des contributions aussi diverses que les individus qui les portent.
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