Procès en vue : Rachida Dati et Carlos Ghosn devant le tribunal correctionnel
Le tribunal judiciaire de Paris doit arrêter ce lundi le calendrier d’un procès très attendu : celui de Rachida Dati et de Carlos Ghosn, deux figures publiques désormais rattrapées par la justice. L’ancienne ministre de la Culture, qui a démissionné du gouvernement cet été, sera jugée aux côtés de l’ex-patron de Renault-Nissan dans une affaire de corruption et de trafic d’influence, des faits qu’ils contestent.
Les enquêteurs soupçonnent Rachida Dati, alors députée européenne et avocate, d’avoir perçu entre 2010 et 2012 près de 900.000 euros d’honoraires de RNBV, une filiale de l’alliance Renault-Nissan. Selon les juges, ces rémunérations pourraient correspondre à des activités de lobbying incompatibles avec son mandat au Parlement européen. L’intéressée réfute toute irrégularité et affirme avoir accompli un véritable travail de conseil juridique.
Carlos Ghosn, réfugié au Liban depuis sa fuite spectaculaire du Japon en 2019, est quant à lui poursuivi pour abus de confiance, corruption et trafic d’influence. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis 2023, il ne devrait pas comparaître physiquement à Paris.
Cette audience dite de « fixation » doit permettre d’établir la date précise du procès, qui pourrait se tenir après les élections municipales de mars 2026, où Rachida Dati conduira la liste des Républicains à Paris.
L’affaire, instruite depuis 2019, illustre une nouvelle fois l’imbrication entre responsabilités politiques, grands intérêts économiques et soupçons de dérives. Elle s’inscrit dans un climat déjà tendu autour de l’éthique de la vie publique, à quelques mois d’échéances électorales majeures.
-
23:03
-
22:01
-
21:00
-
20:01
-
19:05
-
18:01
-
17:00
-
15:01
-
14:02
-
13:43
-
13:03
-
12:01
-
11:29
-
11:05
-
10:31
-
10:00
-
09:30
-
09:01
-
08:31
-
08:00