-
20:00
-
19:44
-
19:30
-
19:09
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:01
-
16:44
-
16:30
-
16:12
-
16:06
-
15:44
-
15:30
-
15:04
-
15:01
-
14:45
-
14:30
-
14:15
-
14:00
-
13:40
-
13:30
-
13:17
-
13:13
-
13:03
-
12:41
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:44
-
11:30
-
11:18
-
11:15
-
11:01
-
11:00
-
10:44
-
10:40
-
10:30
-
10:15
-
10:00
-
09:45
-
09:30
-
09:10
-
09:02
-
08:58
-
08:44
-
08:30
-
08:01
-
07:48
-
07:30
-
07:30
-
07:00
Projet de loi 59.24 : étudiants et syndicats en front commun contre la réforme
À la veille de l’examen en Conseil de gouvernement du projet de loi 59.24 relatif à l’enseignement supérieur, la contestation ne cesse de s’amplifier. Trois grandes coordinations étudiantes se sont unies pour dénoncer un texte jugé précipité, régressif et porteur de menaces pour leurs droits fondamentaux.
Réunis au sein d’une coordination nationale unifiée, les étudiants en ingénierie, en médecine et l’Union nationale des étudiants du Maroc ont publié un communiqué sévère, affirmant suivre «avec une profonde inquiétude» l’évolution du dossier. Ils fustigent l’absence de concertation et estiment que le texte risque de fragiliser davantage un secteur déjà en difficulté.
Acquis remis en cause
Selon les étudiants, le projet de loi remet en question plusieurs acquis garantis par la loi 01.00 de 2000, notamment le droit d’organisation et de représentation étudiante. La suppression de ces dispositions est jugée contraire à l’esprit de la Constitution de 2011, qui consacre la liberté d’expression, de réunion et d’association.
Le collectif rappelle par ailleurs qu’un accord avait été signé récemment entre le ministère et les représentants des étudiants en médecine et pharmacie, reconnaissant la légitimité de leurs structures. Pour les contestataires, il aurait fallu élargir ce modèle à l’ensemble des établissements, et non l’effacer.
Crainte d’une privatisation rampante
Autre grief majeur : le risque d’une privatisation déguisée. Certaines dispositions du projet de loi ouvriraient, selon la coordination, la voie à une marchandisation de l’université, remettant en cause le principe de gratuité de l’enseignement supérieur et accentuant les inégalités d’accès.
Appel à la mobilisation
Les étudiants dénoncent également le calendrier choisi, en pleine période estivale, qu’ils interprètent comme une volonté d’éviter le débat public. Ils réclament l’abandon de toute tentative de privatisation, la préservation de leurs acquis et une réforme fondée sur une approche participative.
En cas de maintien du projet en l’état, la coordination menace d’engager des grèves et des actions de protestation dès la rentrée universitaire. Pour les étudiants, l’enjeu dépasse le seul contenu du texte : il s’agit de préserver une université publique «démocratique, inclusive et accessible à tous».