RDC : l’OMS appelle à une mobilisation internationale face à la progression d’Ebola
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme face à l’aggravation de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Alors que le nombre de cas continue d’augmenter, l’organisation estime que la propagation du virus est désormais plus rapide que les moyens déployés pour le contenir, appelant la communauté internationale à renforcer son soutien financier, logistique et humain.
L’OMS considère cette flambée comme la plus importante jamais enregistrée dans le pays, dans un contexte marqué par l’absence de traitement ou de vaccin homologué contre le variant actuellement en circulation.
Une riposte sous forte pression
Lors d’un point de presse organisé à Genève, le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, a indiqué que les équipes sanitaires peinent à suivre le rythme de l’épidémie. Selon lui, un renforcement des ressources est indispensable pour améliorer la prise en charge des patients, intensifier les investigations sur le terrain, sécuriser les opérations d’inhumation et soutenir les agents communautaires mobilisés dans les zones touchées.
Déclarée officiellement le 15 mai, l’épidémie est provoquée par le variant Bundibugyo, contre lequel aucun vaccin ni traitement validé n’est encore disponible à grande échelle.
Cinq provinces touchées
En l’espace de deux mois, le virus s’est propagé dans cinq provinces de la RDC : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uélé et la Tshopo. La province de l’Ituri concentre à elle seule près de 87 % des cas confirmés, ce qui en fait l’épicentre de la crise sanitaire.
Les autorités sanitaires poursuivent le suivi d’environ 17.000 cas contacts, dont une large majorité fait l’objet d’une surveillance quotidienne afin de limiter la transmission du virus.
Un vaccin expérimental à l’étude
Face à l’évolution de la situation, un nouvel espoir repose sur un vaccin expérimental développé par l’Université d’Oxford, au Royaume-Uni. À la fin du mois de juillet, un premier volontaire a reçu une dose de ce candidat-vaccin, conçu à partir d’une technologie similaire à celle utilisée pour le vaccin contre la Covid-19 d’AstraZeneca.
Les autorités sanitaires espèrent que cette expérimentation permettra d’accélérer le développement d’une solution efficace contre le variant Bundibugyo.
Un lourd bilan humain
À ce jour, les autorités sanitaires recensent 3.802 cas confirmés, dont 1.707 décès. Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels d'une personne infectée, provoque une fièvre hémorragique sévère et demeure l’une des maladies virales les plus meurtrières.
Au cours des cinquante dernières années, le virus a causé plus de 15.000 décès en Afrique, rappelant la nécessité de maintenir une vigilance constante et de renforcer les capacités de réponse face aux flambées épidémiques.
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