Régie des tabacs : deux ans après la conciliation, les retraités toujours en attente de leurs droits
Plusieurs années après la fermeture des usines de tabac, de nombreux anciens employés restent dans l’incertitude concernant leurs droits. Alors que certains n’ont jamais perçu les prestations auxquelles ils avaient droit, d’autres sont décédés sans jamais voir leur situation régularisée. Les dossiers semblent s’enliser dans des procédures judiciaires longues et complexes, laissant les retraités et leurs familles dans une attente prolongée.
Deux ans se sont écoulés depuis la signature du protocole de conciliation entre la direction de la « Société marocaine de tabacs », les avocats et une coordination représentant les retraités et les veuves. Malgré les promesses répétées, la régularisation des situations n’a pas avancé. « Chaque annonce de solution imminente finit par s’évanouir, laissant place à l’amertume. L’absence de suivi effectif aggrave le désarroi des plaignants », expliquent des représentants syndicaux.
La direction, en se dérobant à ses responsabilités, accentue la précarité des retraités et de leurs proches. Les syndicats dénoncent des manœuvres dilatoires : refus de remettre aux retraités leurs protocoles d’accord individuels, contestation systématique de tout jugement favorable, et multiplication de procédures administratives complexes. Ces pratiques prolongent l’attente et créent des obstacles supplémentaires pour des anciens salariés souvent âgés et malades.
Le cas des ouvriers de l’usine de Tétouan, fermée en 2010, illustre parfaitement ce blocage. Ces employés, mis à la retraite de manière forcée, n’ont toujours pas vu leur situation régularisée, contrairement à certains collègues ayant occupé les mêmes postes. L’exigence de documents supplémentaires et les démarches kafkaïennes imposées par la société compliquent encore davantage la vie des retraités et des veuves.
Aujourd’hui, les anciens employés se retrouvent dans une impasse : ni les procédures judiciaires ni l’accord transactionnel signé n’ont permis de résoudre leur situation. Pour les syndicats, la stratégie de la direction est claire : gagner du temps en pariant sur la lassitude des retraités et de leurs familles, afin de les priver de droits pourtant légalement acquis.
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