Russie-Afrique : le Maroc réaffirme sa vision stratégique pour le développement du continent
Le Maroc entend contribuer activement à la consolidation du partenariat entre la Russie et l’Afrique, en privilégiant des projets concrets dans les domaines de l’énergie, des infrastructures, de l’industrialisation et du transfert de technologies. Cette position a été défendue jeudi à Moscou par Fatima Ezzahra El Mansouri, cheffe du gouvernement, qui représente le Roi Mohammed VI au troisième Sommet Russie-Afrique.
Lors de la session plénière, la responsable gouvernementale a rappelé que le continent africain constitue une priorité majeure de la politique étrangère du Royaume. Cette orientation se traduit notamment par plusieurs initiatives royales visant à renforcer l’intégration régionale, à développer les infrastructures et à favoriser une croissance économique durable.
Des initiatives royales au service de l’intégration africaine
Parmi les projets mis en avant figurent l’Initiative des États africains atlantiques, l’Initiative royale visant à faciliter l’accès des pays du Sahel à l’océan Atlantique et le projet de gazoduc Afrique-Atlantique reliant le Nigeria au Maroc.
Ces initiatives ambitionnent de renforcer la connectivité régionale, de soutenir le développement économique et de favoriser la stabilité en Afrique de l’Ouest. Le projet de gazoduc, en particulier, s’inscrit dans une logique de coopération énergétique et d’intégration entre les pays concernés.
Fatima Ezzahra El Mansouri a également souligné que l’Afrique avait besoin de l’ensemble de ses partenaires internationaux. Elle a insisté sur la nécessité de construire des relations fondées sur le respect mutuel, la complémentarité des initiatives et la concrétisation de projets répondant aux priorités du continent.
Le partenariat Russie-Afrique appelé à passer à l’action
Évoquant les perspectives de coopération entre Moscou et les pays africains, la cheffe du gouvernement a estimé que le partenariat bilatéral devait désormais franchir une nouvelle étape, en passant de la planification à la réalisation de projets tangibles.
Les plans d’action adoptés lors des précédents sommets de Sotchi et de Saint-Pétersbourg constituent, selon elle, une base de travail. Leur mise en œuvre devrait toutefois accorder une place accrue aux besoins prioritaires des pays africains, notamment la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, l’industrialisation et le transfert de technologies.
Le troisième Sommet Russie-Afrique intervient dans le prolongement d’un processus de rapprochement marqué par l’institutionnalisation du dialogue politique et l’ouverture de plusieurs chantiers de coopération. Les échanges commerciaux entre la Russie et le continent africain ont atteint 27,7 milliards de dollars en 2025, selon les chiffres présentés lors de l’intervention marocaine.
Pour Rabat, l’enjeu consiste désormais à transformer cette dynamique en résultats concrets, tout en veillant à ce que les projets engagés contribuent au développement et à la souveraineté économique des pays africains.
Maroc-Russie : des relations économiques et diplomatiques renforcées
La cheffe du gouvernement a également mis en avant la profondeur des relations entre le Maroc et la Russie, consolidées par le partenariat stratégique conclu en 2002, puis par le partenariat stratégique approfondi établi à l’occasion de la visite du Roi Mohammed VI à Moscou en 2016.
Le Royaume figure aujourd’hui parmi les trois premiers partenaires économiques de la Russie en Afrique. Les échanges commerciaux entre les deux pays se sont élevés à 630 millions de dollars en 2025, tandis que les exportations marocaines vers le marché russe ont progressé de 18 %.
La coopération universitaire constitue un autre volet de cette relation. Plus de 7 000 étudiants marocains ont poursuivi leurs études en Russie durant l’année universitaire 2024-2025, illustrant la place des échanges éducatifs dans le rapprochement entre les deux pays.
Malgré un environnement géopolitique complexe, les relations économiques bilatérales se maintiennent à un niveau jugé satisfaisant par Rabat. Les deux parties disposent par ailleurs de marges de progression dans des secteurs tels que l’énergie, les sciences et les technologies.
Un dialogue politique appelé à s’élargir
La volonté d’approfondir la coopération s’est récemment traduite par la création d’un comité de travail entre les ministères des Affaires étrangères des deux pays. Sa première réunion s’est tenue en septembre 2026.
Cette nouvelle structure doit contribuer à renforcer le dialogue politique et à identifier de nouveaux domaines de coopération. À Moscou, le Maroc a ainsi réaffirmé sa disponibilité à participer à des initiatives innovantes et à soutenir un partenariat Russie-Afrique davantage orienté vers les résultats.
Au-delà des relations bilatérales, Rabat défend une approche dans laquelle l’Afrique occupe une place croissante dans les équilibres économiques et géopolitiques internationaux, grâce à ses ressources naturelles, à son potentiel humain et à sa position stratégique.
-
13:03
-
12:44
-
12:37
-
12:30
-
12:15
-
12:15
-
12:00
-
11:43
-
11:40
-
11:30
-
11:15
-
11:05
-
11:02
-
10:44
-
10:30
-
10:15
-
10:13
-
10:09
-
10:04
-
09:55
-
09:44
-
09:44
-
09:30
-
09:17
-
09:15
-
09:00
-
08:48
-
08:46
-
08:44
-
08:30
-
08:17
-
08:12
-
08:07
-
23:55
-
23:50
-
23:40
-
23:30
-
23:15
-
23:00
-
22:45
-
22:30
-
22:15
-
22:00
-
21:45
-
21:30
-
21:15
-
21:00
-
20:45
-
20:30
-
20:09
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:19
-
17:18
-
17:16
-
17:15
-
17:12
-
17:00
-
16:55
-
16:53
-
16:45
-
16:40
-
16:30
-
16:29
-
16:15
-
16:12
-
16:12
-
16:07
-
16:03
-
16:00
-
15:59
-
15:45
-
15:36
-
15:36
-
15:36
-
15:30
-
15:26
-
15:21
-
15:20
-
15:19
-
15:17
-
15:17
-
15:15
-
15:05
-
14:49
-
14:49
-
14:45
-
14:44
-
14:37
-
14:30
-
14:30
-
14:27