Sahara marocain : l’ONU et l’Union européenne condamnent l’attaque contre Es-Smara
Les réactions internationales se multiplient après les tirs survenus le 5 mai aux abords de Es-Smara, dans le Sahara marocain. L’Organisation des Nations Unies, l’Union européenne, la France et les États-Unis ont exprimé, en l’espace de quelques jours, leur condamnation de cette attaque revendiquée par le Polisario et ayant blessé une civile.
L’incident, qui a visé une zone proche de la prison d’Es-Smara, a ravivé les inquiétudes autour des risques d’escalade dans la région. Une femme touchée à la jambe et aux épaules a été transférée vers l’hôpital provincial après les explosions, tandis que les autorités locales ont rapidement déployé les services de sécurité et de protection civile afin de sécuriser le périmètre et ouvrir une enquête.
Depuis New York, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a relayé la position de l’Envoyé personnel pour le Sahara, Staffan De Mistura. Ce dernier a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue et les négociations plutôt qu’une montée des tensions militaires, tout en soutenant les préoccupations exprimées par la MINURSO concernant les tirs dirigés vers des zones civiles.
L’Union européenne a également réagi par la voix de son ambassadeur au Maroc, Dimiter Tzantchev. Dans une déclaration publiée sur le réseau X, le diplomate européen a condamné les tirs et rappelé l’importance de poursuivre les discussions politiques conformément à la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations Unies, en prenant comme référence le plan d’autonomie proposé par le Maroc.
La France a, elle aussi, adopté une position ferme. Dans un communiqué diffusé par sa mission permanente auprès des Nations Unies, Paris a dénoncé une attaque susceptible de fragiliser la stabilité régionale et de compromettre les efforts diplomatiques engagés après l’adoption de la résolution 2797. Les autorités françaises ont appelé au respect du cessez-le-feu et réaffirmé leur soutien à l’initiative marocaine d’autonomie, considérée comme la base d’une solution politique durable.
Même tonalité du côté des États-Unis, dont la mission auprès de l’ONU a condamné des actes jugés incompatibles avec les efforts de paix en cours. Washington a estimé que la poursuite des violences risquait d’alimenter l’instabilité régionale et a rappelé son soutien au plan marocain d’autonomie comme cadre de règlement du conflit.
Cette nouvelle séquence diplomatique intervient dans un contexte marqué par un renforcement du soutien international à la proposition marocaine d’autonomie sous souveraineté du Royaume. Plusieurs capitales occidentales considèrent désormais cette initiative comme la solution la plus réaliste pour parvenir à une issue politique durable au différend régional autour du Sahara marocain.
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