Secrétariat général de l’ONU : le Maroc soutient Lana Zaki Nusseibeh
Le Maroc a exprimé son soutien à la candidature de Lana Zaki Nusseibeh, ministre d’État émiratie, au poste de secrétaire générale de l’Organisation des Nations unies (ONU). Cette position, annoncée par un responsable du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, a été saluée par la diplomate.
Rabat estime que les qualifications de la candidate, son expérience professionnelle et son parcours institutionnel constituent des atouts pour exercer cette haute fonction internationale. Le Royaume considère également que cette candidature intervient dans un contexte mondial qui exige de renforcer le multilatéralisme et le rôle des Nations unies dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Le responsable marocain a exprimé sa confiance dans la capacité de Lana Zaki Nusseibeh à améliorer l’efficacité de l’organisation et à renforcer sa position sur la scène internationale. Il a également souligné que ce soutien s’inscrivait dans la continuité des principes du Maroc en faveur de la promotion des compétences qualifiées et d’une gouvernance internationale efficace.
Lana Zaki Nusseibeh salue la position marocaine
En réaction à cette annonce, Lana Zaki Nusseibeh a remercié le Maroc pour son soutien et la confiance accordée à sa candidature, dans un message publié en arabe et en anglais.
L’ancienne ambassadrice des Émirats arabes unis auprès des Nations unies a également partagé la position marocaine sur la nécessité de consolider le multilatéralisme et le rôle de l’organisation dans la préservation de la paix et de la sécurité internationales. Elle a estimé qu’une ONU plus efficace, fidèle aux principes de sa Charte, était devenue indispensable pour répondre aux défis actuels.
Âgée de 48 ans, Lana Zaki Nusseibeh est la fille de Zaki Nusseibeh, conseiller culturel du président émirati. Elle a représenté les Émirats arabes unis au siège des Nations unies à New York pendant plus de dix ans. Au cours de sa carrière, elle a notamment occupé la vice-présidence de la 72ᵉ session de l’Assemblée générale et présidé, en 2017, le conseil d’administration d’ONU Femmes.
Elle a ensuite rejoint le gouvernement émirati avant de prendre un congé pour se consacrer à sa campagne. Sa candidature a été officialisée le 21 octobre par le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, dans une lettre adressée aux présidents de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité.
Une compétition marquée par plusieurs candidatures
L’entrée de la diplomate émiratie dans la course a modifié la dynamique d’une compétition où l’ancienne vice-présidente du Costa Rica, Rebeca Grynspan, figurait parmi les candidates les mieux placées. Secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), cette dernière est arrivée en tête des scrutins informels organisés au Conseil de sécurité, selon les informations rapportées dans le texte source.
L’Argentin Rafael Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), figure également parmi les prétendants.
Six tours de scrutin informels au Conseil de sécurité n’ont pas permis de dégager un consensus entre ses membres. La compétition se déroule dans un contexte marqué par la volonté de plusieurs États de voir une femme accéder à la tête de l’organisation, qui a été dirigée par neuf hommes depuis sa création en 1945.
La rotation régionale, qui constitue une pratique diplomatique plutôt qu’une règle juridiquement contraignante, favorise traditionnellement une candidature issue de l’Amérique latine et des Caraïbes pour le prochain mandat.
Une nomination attendue pour janvier 2027
Si elle était élue, Lana Zaki Nusseibeh deviendrait la première femme à occuper le poste de secrétaire générale des Nations unies et la première personnalité originaire du Golfe à exercer cette fonction. Elle serait également la deuxième personnalité arabe à diriger l’organisation, après l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali, qui a exercé ce mandat de 1992 à 1996.
Selon la Charte des Nations unies, le secrétaire général est nommé par l’Assemblée générale sur recommandation du Conseil de sécurité. Le second mandat de l’actuel titulaire du poste, António Guterres, doit s’achever le 31 décembre 2026. Son successeur doit entrer en fonction le 1ᵉʳ janvier 2027.
La désignation du prochain secrétaire général constitue ainsi une échéance diplomatique majeure, dans un contexte international où les attentes envers le multilatéralisme et l’efficacité des Nations unies demeurent élevées.
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