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Sécurité, jeunesse, transports : ce qu’il faut retenir de la visite d’Emmanuel Macron à Marseille
Emmanuel Macron revient à Marseille ce mardi pour une visite qui mêle urgence sécuritaire, réflexion sur l’usage des réseaux sociaux et suivi d’un vaste programme de transformation urbaine. Ce déplacement, très attendu, s’inscrit dans un contexte où la ville est devenue un symbole national des défis liés au narcotrafic et aux fractures sociales.
Après plusieurs jours d’échanges organisés dans différentes villes de France autour de l’impact des réseaux sociaux sur la démocratie, le chef de l’État a choisi Marseille pour poursuivre ce cycle de discussions. Il y défend une mesure qu’il qualifie d’indispensable : limiter l’accès aux plateformes aux plus jeunes, dont l’exposition précoce est selon lui un facteur d’isolement, de harcèlement et de désinformation.
Marseille, laboratoire de la lutte contre le narcotrafic
La partie la plus sensible de la visite reste consacrée à la sécurité. Marseille vit depuis plusieurs années sous la pression de réseaux criminels implantés profondément dans certains quartiers. L’assassinat du jeune Mehdi Kessaci, en novembre dernier, a agi comme un électrochoc, ravivant un débat longtemps confiné aux faits divers.
Pour marquer la mobilisation renforcée de l’État, Emmanuel Macron inaugure un nouveau commissariat et visite l’extension de la prison des Baumettes, deux infrastructures présentées comme des leviers essentiels pour contenir la montée des violences. Le gouvernement assure vouloir mener une « bataille totale » contre les trafiquants, en misant à la fois sur l’enquête, le renseignement territorial, le démantèlement des réseaux et l’assèchement des circuits de blanchiment.
Des voix locales saluent les efforts, mais d'autres estiment que la réponse reste insuffisante. Plusieurs élus demandent notamment l’installation à Marseille du futur Parquet national contre la criminalité organisée, afin d’ancrer durablement la lutte judiciaire au cœur du territoire le plus touché.
« Marseille en grand » : promesses tenues ou chantier encore inachevé ?
Trois ans après son lancement, le programme « Marseille en grand » fait l’objet d’un nouveau bilan. Avec cinq milliards d’euros annoncés par l’État pour améliorer les écoles, les transports, la sécurité et les infrastructures, ce plan devait permettre à la ville de rattraper un retard historique.
Selon l’Élysée, les résultats commencent à se matérialiser : une quinzaine d’écoles rénovées, de nouveaux projets de transports structurants, des renforts policiers et la transformation progressive du centre-ville. Le chantier majeur de la gare Saint-Charles, qui prévoit une extension souterraine et la création de nouveaux espaces publics, est également présenté comme un pilier de la métropole de demain.
Cependant, malgré les avancées, plusieurs associations et élus pointent un manque de lisibilité et de coordination. Ils appellent à une gouvernance plus claire et à des délais maîtrisés pour éviter que les promesses ne s'enlisent dans la complexité administrative.
Un déplacement stratégique pour Emmanuel Macron
Cette visite apparaît comme un moment politique clé pour le chef de l’État, désireux de reprendre la main après une année marquée par des tensions institutionnelles.
En s’attaquant simultanément à la question du narcotrafic, à celle de la régulation numérique et à la modernisation d’une grande ville française, Emmanuel Macron cherche à montrer que l’action publique peut être offensive, cohérente et visible.