Smara : les condamnations internationales se multiplient après les tirs de projectiles
Les réactions diplomatiques continuent de s’intensifier après les tirs de projectiles ayant visé les environs de Smara, dans le sud du Maroc. Plusieurs capitales étrangères ont exprimé leur inquiétude face à une escalade jugée préoccupante pour la stabilité régionale et le processus politique mené sous l’égide des Nations unies.
Après les prises de position de l’Arabie saoudite et du Qatar, le gouvernement de l’Espagne a, à son tour, dénoncé des attaques considérées comme une menace pour les efforts diplomatiques engagés autour du dossier du Sahara marocain.
Dans un communiqué officiel, Doha a condamné les tirs visant Smara et réaffirmé sa solidarité avec le Royaume. Les autorités qataries ont également renouvelé leur soutien à l’intégrité territoriale du Maroc ainsi qu’aux mesures prises pour préserver sa sécurité et sa stabilité.
Le Qatar a par ailleurs rappelé son opposition constante à toutes les formes de violence et d’actions armées susceptibles de déstabiliser la région.
Même position du côté de Riyad. Les autorités saoudiennes ont exprimé leur ferme condamnation des tirs de projectiles et réitéré leur soutien au Maroc face aux défis sécuritaires régionaux. Le Royaume saoudien a également insisté sur son rejet du terrorisme et de l’extrémisme sous toutes leurs formes.
Cette séquence diplomatique intervient alors que plusieurs partenaires internationaux suivent avec attention l’évolution des tensions autour du Sahara marocain.
À Madrid, les autorités espagnoles ont estimé que cette montée des tensions risquait de compromettre les efforts de médiation menés par l’ONU pour relancer le dialogue politique entre les différentes parties.
Quelques jours auparavant, la France avait également condamné les tirs près de Smara, estimant qu’ils fragilisaient les perspectives de règlement politique soutenues par les Nations unies. Paris avait réaffirmé à cette occasion son soutien au plan d’autonomie proposé par Rabat.
Les Nations unies ont elles aussi réagi à cette situation. Le porte-parole du secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, a indiqué que l’envoyé personnel pour le Sahara, Staffan de Mistura, partageait les préoccupations exprimées par la MINURSO après les tirs signalés à proximité de zones civiles.
Selon les autorités locales, les projectiles auraient été tirés depuis l’est du mur de sécurité et sont tombés près de secteurs habités sans provoquer de victimes ni de dégâts matériels.
Cette nouvelle tension ravive néanmoins les inquiétudes liées à la fragilité du cessez-le-feu en vigueur depuis 1991 et au risque d’une détérioration de la situation sécuritaire dans cette partie du Sahara marocain.
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