Soudan : l’ONU alerte sur une crise humanitaire sans précédent à El-Facher
Privations extrêmes, destructions massives et population traumatisée : une rare mission onusienne témoigne de l’ampleur du drame dans l’ouest du Soudan.
Pour la première fois depuis de longs mois de combats et d’isolement, une équipe des Nations unies a pu accéder à El-Facher, dans l’ouest du Soudan. Le constat dressé sur place est alarmant. La ville, épuisée par un siège prolongé et des violences répétées, apparaît aujourd’hui comme un territoire dévasté où les conditions de vie sont qualifiées d’« indignes » par les responsables humanitaires.
Contrôlée par les Forces de soutien rapide (FSR) après une offensive menée à l’automne, El-Facher a subi près de 18 mois de siège. Selon la coordinatrice humanitaire de l’ONU au Soudan, Denise Brown, la cité n’est plus que « l’ombre d’elle-même ». De vastes quartiers sont détruits, les infrastructures essentielles gravement endommagées et la population civile laissée sans protection ni assistance.
L’accès à la ville, longtemps coupée du monde par un strict black-out, n’a été possible qu’après d’intenses négociations. La mission onusienne, autorisée à rester seulement quelques heures, a parcouru plusieurs sites clés, dont un hôpital encore debout mais presque dépourvu de médicaments et de matériel médical. Les patients y sont rares, faute de moyens pour se soigner ou même se déplacer.
Sur place, les humanitaires ont rencontré des déplacés vivant sous des abris de fortune, sans eau potable ni installations sanitaires. Beaucoup de survivants présentent des signes de traumatismes profonds. Les pénuries sont telles que certains habitants ont été contraints de consommer des aliments destinés au bétail. L’ONU a confirmé récemment une situation de famine dans la zone.
Selon les estimations de l’Organisation internationale pour les migrations, plus de 100.000 personnes ont fui El-Facher et ses environs. Le nombre de civils restés sur place reste toutefois inconnu, alors que la ville comptait avant la guerre plus d’un million d’habitants.
Malgré la présence d’un petit marché où subsistent quelques denrées de base, les prix sont hors de portée pour la majorité de la population. Les équipes de l’ONU n’ont pas pu accéder à certaines zones sensibles, notamment en raison de la présence de mines et de munitions non explosées, dans un conflit qui a déjà coûté la vie à de nombreux travailleurs humanitaires.
À l’échelle nationale, la guerre qui ravage le Soudan depuis avril 2023 a fait des dizaines de milliers de morts et provoqué le déplacement de près de 11 millions de personnes. Les Nations unies parlent désormais de la pire crise humanitaire au monde, appelant la communauté internationale à intensifier de toute urgence son aide et ses efforts diplomatiques pour protéger les civils.
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:40
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:31
-
17:30
-
17:28
-
17:25
-
17:22
-
17:17
-
17:13
-
17:11
-
17:09
-
17:04
-
17:01
-
16:58
-
16:54
-
16:51
-
16:48
-
16:45
-
16:39
-
16:37
-
16:36
-
16:35
-
16:30
-
16:30
-
16:26
-
16:21
-
16:19
-
16:15
-
16:15
-
16:14
-
16:05
-
16:02
-
16:00
-
15:57
-
15:49
-
15:45
-
15:44
-
15:42
-
15:34
-
15:30
-
15:29
-
15:26
-
15:16
-
15:15
-
15:09
-
15:08
-
15:00
-
14:45
-
14:41
-
14:37
-
14:33
-
14:30
-
14:22
-
14:15
-
14:14
-
14:08
-
14:08
-
14:00
-
14:00
-
13:44
-
13:31
-
13:15
-
13:00
-
12:45
-
12:31
-
12:25
-
12:18
-
12:15
-
12:15
-
12:09
-
12:06
-
12:05
-
11:55
-
11:51
-
11:50
-
11:50
-
11:43
-
11:33
-
11:24
-
11:19
-
11:15
-
11:11
-
11:00
-
11:00
-
10:55
-
10:46
-
10:45
-
10:44
-
10:44
-
10:43
-
10:30
-
10:15
-
10:00
-
10:00