Sous Aziz Akhannouch, l’efficacité gouvernementale du Maroc atteint 55,96 points
Les derniers résultats des Indicateurs mondiaux de gouvernance (Worldwide Governance Indicators, WGI) de la Banque mondiale font état d’une amélioration de l’efficacité gouvernementale au Maroc. Le pays obtient un rang centile de 55,96 sur 100, associé à une valeur estimée positive de +0,18. Sur cinq ans, cet indicateur a gagné 4,24 points, passant de 51,72 en 2020 à 55,96 dans la dernière édition.
Cette évolution permet de situer la trajectoire du Maroc dans le domaine de la gouvernance publique. Elle doit toutefois être interprétée à la lumière de la méthodologie de l’indicateur, qui repose sur des évaluations et des sources multiples, sans constituer à elle seule une mesure exhaustive des résultats de l’action gouvernementale.
Une progression enregistrée sur cinq ans
Selon les données publiées, l’efficacité gouvernementale marocaine suit une tendance ascendante au cours des cinq dernières années. L’indicateur, qui apprécie notamment la qualité des services publics, les capacités de l’administration et la mise en œuvre des politiques publiques, affiche une progression de 4,24 points entre 2020 et la dernière édition disponible.
Quatre années de cette période, à partir de 2021, correspondent au mandat du gouvernement dirigé par Aziz Akhannouch. Cette concomitance inscrit les résultats dans le contexte de l’action de l’Exécutif actuel, mais ne permet pas, à elle seule, d’attribuer directement la hausse observée aux politiques menées depuis son arrivée au pouvoir.
Les résultats sont présentés comme reflétant les efforts consacrés à la conception et à l’application des politiques publiques, à la réalisation de projets de développement et au déploiement de programmes sociaux.
Des contraintes économiques et climatiques persistantes
L’évolution de ces indicateurs intervient dans un environnement marqué par plusieurs difficultés. Les années successives de sécheresse, les tensions inflationnistes ainsi que la hausse des prix de l’énergie et des produits de première nécessité figurent parmi les contraintes auxquelles le pays a été confronté.
Ces facteurs constituent un élément de contexte pour apprécier la trajectoire de la gouvernance. Les données disponibles ne permettent cependant pas d’isoler leur effet précis sur le niveau de l’efficacité gouvernementale ni de déterminer la contribution respective des différentes politiques publiques à son évolution.
La qualité de la réglementation au-dessus de 55 points
Les résultats des WGI concernent également d’autres dimensions institutionnelles. L’indicateur de qualité de la réglementation affiche un rang centile de 55,19. Il porte notamment sur la capacité des pouvoirs publics à élaborer et à appliquer des règles favorables au développement du secteur privé.
L’indicateur de stabilité politique et d’absence de violence atteint, pour sa part, un rang centile de 56,10. Celui relatif à l’État de droit s’établit à 53,01.
Ces résultats offrent plusieurs points de repère pour examiner la gouvernance au Maroc. Ils permettent de distinguer différentes composantes du fonctionnement institutionnel, sans les réduire à une appréciation unique de la performance publique.
Des indicateurs à interpréter selon leur méthodologie
Les Indicateurs mondiaux de gouvernance s’appuient sur des enquêtes et des évaluations d’experts issues d’environ 35 sources internationales. Leur approche comparative permet d’appréhender plusieurs dimensions de la gouvernance, à partir d’informations provenant de différents acteurs et dispositifs d’évaluation.
Les rangs centiles situent un pays par rapport aux autres pays couverts par l’indicateur : ils ne correspondent pas à une note globale de performance ni à un pourcentage de politiques publiques ayant atteint leurs objectifs. De même, la valeur estimée de +0,18 associée à l’efficacité gouvernementale relève d’une échelle distincte du rang centile.
La progression enregistrée constitue ainsi un élément de suivi de la gouvernance marocaine. Son interprétation doit néanmoins tenir compte du périmètre des indicateurs, de leurs sources et de leurs limites, ainsi que d’autres données permettant d’évaluer plus directement les effets des politiques publiques sur les services, l’économie et les conditions de vie.
-
21:44
-
21:30
-
21:09
-
20:44
-
20:30
-
20:02
-
19:44
-
19:35
-
19:30
-
19:09
-
18:40
-
18:30
-
18:09
-
17:44
-
17:42
-
17:30
-
17:21
-
17:13
-
17:09
-
17:05
-
16:58
-
16:44
-
16:31
-
16:10
-
16:09
-
15:44
-
15:31
-
15:05
-
14:44
-
14:37
-
14:31
-
14:01
-
13:44
-
13:31
-
13:16
-
13:05
-
13:03
-
13:03
-
12:56
-
12:47
-
12:44
-
12:31
-
12:02
-
11:48
-
11:44
-
11:35
-
11:25
-
11:17
-
11:13
-
11:09
-
10:44
-
10:31
-
10:14
-
10:01
-
09:58
-
09:50
-
09:49
-
09:41
-
09:31
-
09:30
-
09:27
-
09:22
-
09:08
-
09:08
-
08:54
-
08:46
-
08:40
-
08:17
-
08:15
-
08:10
-
23:45
-
23:30
-
23:15
-
23:03
-
22:44
-
22:31
-
22:15
-
22:09