Succession en Iran : les ayatollahs demandent une décision rapide pour éviter l’instabilité
Une semaine après la mort du Guide suprême iranien Ali Khamenei, plusieurs dignitaires religieux influents ont appelé les institutions du pays à procéder rapidement à la désignation de son successeur. Ces appels visent à éviter une période prolongée d’incertitude politique dans un contexte national et régional particulièrement tendu.
Parmi les figures religieuses qui se sont exprimées figure l’ayatollah Nasser Makarem Shirazi, qui a exhorté l’Assemblée des experts à accélérer le processus de sélection du prochain Guide suprême. Dans une déclaration rendue publique samedi, il a estimé qu’une décision rapide permettrait de préserver l’autorité de l’État et d’assurer une gestion stable des affaires du pays.
Des appels convergents au sein du clergé
L’ayatollah Nouri Hamedani a également plaidé pour une accélération de la procédure de nomination, selon des informations relayées par l’agence de presse officielle IRNA. De son côté, l’ayatollah Abdolkarim Abedini a averti que toute défaillance dans le processus de désignation du futur leader pourrait être imputée aux responsables chargés de cette mission.
Bien qu’il ne soit pas membre de l’Assemblée des experts, Abedini a insisté sur la nécessité d’éviter toute vacance prolongée à la tête du système politique iranien.
L’Assemblée des experts au cœur du processus
Composée de 88 religieux, l’Assemblée des experts est l’institution chargée de choisir le Guide suprême de la République islamique. Toutefois, il demeure incertain que cette instance ait pu se réunir depuis le début des frappes aériennes menées la semaine dernière par les États-Unis et Israël sur plusieurs cibles en Iran.
Le siège de l’Assemblée situé dans la ville de Qom, l’un des principaux centres religieux du pays, aurait été fortement endommagé lors de ces bombardements, compliquant davantage la tenue de réunions institutionnelles.
Des appels également venus de personnalités politiques
Les appels à une désignation rapide ne se limitent pas aux cercles religieux. Jamileh Alamolhoda, veuve de l’ancien président iranien Ebrahim Raisi, a elle aussi exhorté l’Assemblée des experts à agir rapidement afin de choisir un nouveau Guide suprême et d’éviter toute division interne.
Selon elle, une décision rapide pourrait contribuer à préserver l’unité nationale dans un contexte de tensions croissantes.
Un pouvoir provisoire en attendant la succession
Dans l’intervalle, les affaires courantes de l’État sont administrées par un conseil provisoire composé de trois responsables : le président de la République, le chef du pouvoir judiciaire et un religieux désigné par l’Assemblée des experts.
Ce mécanisme transitoire assure la continuité institutionnelle jusqu’à la nomination officielle du nouveau Guide suprême.
Des spéculations sur les candidats potentiels
Parmi les personnalités évoquées pour succéder à Ali Khamenei figure son fils Mojtaba Khamenei, considéré par certains analystes comme l’un des candidats possibles. Toutefois, il n’a fait aucune déclaration publique depuis la disparition de son père, ce qui entretient les incertitudes autour du processus de succession.
Alors que la situation politique reste évolutive, l’issue de cette succession pourrait avoir des répercussions majeures sur l’orientation politique de l’Iran et sur l’équilibre stratégique au Moyen-Orient.
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