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Sud Liban : le Hezbollah cède la majorité de ses sites militaires à l’armée
Liban : vers une reprise du contrôle étatique dans le sud du pays
Dans une évolution majeure de la situation sécuritaire au Liban, le Hezbollah a transféré le contrôle de la majorité de ses positions militaires situées au sud du fleuve Litani à l’armée libanaise. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de l’accord de cessez-le-feu signé fin novembre, mettant un terme à plus d’un an de tensions frontalières avec Israël, dont deux mois de guerre ouverte qui ont ravagé la région.
Selon une source proche du mouvement chiite pro-iranien, environ 190 des 265 positions militaires du Hezbollah identifiées dans le sud ont été remises à l’armée nationale. Ce redéploiement constitue une étape significative dans la tentative de restaurer l’autorité exclusive de l’État sur le territoire libanais, en conformité avec la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU.
L’accord prévoit que seuls les Casques bleus de la FINUL et les forces armées libanaises soient présents dans cette zone hautement sensible. Le Hezbollah, qui conserve une forte influence politique et militaire au Liban depuis la guerre civile (1975-1990), a été durement affaibli par les frappes israéliennes de ces derniers mois, qui ont ciblé ses bastions et décimé une partie de sa direction.
Lors d’une cérémonie commémorant le 50e anniversaire du déclenchement de la guerre civile libanaise, le président Joseph Aoun a réaffirmé sa volonté de bâtir un État fort et souverain. « Le Liban ne peut être protégé que par son État, son armée et ses forces de sécurité officielles », a-t-il martelé, appelant à l’unanimité nationale autour du monopole de l’État sur l’usage de la force.
De son côté, la diplomatie américaine, par la voix de l’émissaire Morgan Ortagus, a réitéré son appel à un désarmement complet du Hezbollah, exhortant les autorités libanaises à « faire cesser les hostilités » et à mettre fin à l’influence des milices armées.
Le retrait partiel du Hezbollah du sud du Liban, bien que symboliquement fort, ne marque pas pour autant la fin de sa présence militaire dans le pays. Le mouvement reste actif au nord du Litani, où il conserve des capacités militaires, et son avenir dans l’équation politique libanaise demeure un sujet de discorde.
Depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, le Hezbollah s’était engagé dans une confrontation parallèle avec Israël, en soutien au Hamas. Ce front nord avait dégénéré en un conflit de grande intensité en septembre 2024, causant plus de 4 000 morts et provoquant le déplacement de centaines de milliers de civils.
Alors que la région tente de panser ses plaies, le transfert des sites militaires à l’armée nationale pourrait ouvrir la voie à une stabilisation progressive. Mais cette avancée reste fragile, tant que les causes profondes du conflit – notamment la question du désarmement des factions armées et l’équilibre des forces politiques internes – ne seront pas pleinement résolues.