Super Bowl : le show de Bad Bunny attire 128 millions de téléspectateurs
La 60ᵉ édition du Super Bowl a une nouvelle fois confirmé son statut d’événement télévisuel majeur aux États-Unis. Diffusée dimanche dernier, la finale du championnat de football américain a réuni des millions de spectateurs, portée notamment par le spectacle de mi-temps assuré par la star portoricaine Bad Bunny. Si la performance a suscité un fort engouement, elle n’a toutefois pas battu les records historiques d’audience.
Selon les données publiées mardi par l’institut Nielsen, le concert de mi-temps a rassemblé en moyenne 128,2 millions de téléspectateurs. Un chiffre impressionnant qui place cette édition parmi les plus suivies de l’histoire du Super Bowl, mais qui reste légèrement inférieur aux performances récentes de Kendrick Lamar en 2025, avec 133,5 millions de téléspectateurs, et à celle, devenue mythique, de Michael Jackson en 1993, qui avait attiré 133,4 millions de personnes.
Malgré cette légère baisse, la prestation de Bad Bunny s’inscrit dans la lignée des shows spectaculaires qui font la réputation de l’événement. Le chanteur a livré un concert énergique et coloré, marqué par de nombreuses références culturelles à Porto Rico et à l’identité latino-américaine. Interprétée en grande partie en espagnol, la performance a mis en avant des symboles forts, notamment lors d’une séquence finale où plusieurs drapeaux d’Amérique latine ont été brandis, rappelant la diversité culturelle du continent.
Cette dimension identitaire n’a pas été sans provoquer des réactions contrastées. Dans les semaines précédant l’événement, le choix de Bad Bunny comme artiste principal avait suscité des critiques dans certains milieux conservateurs américains. Des voix se sont élevées pour contester la légitimité de ce chanteur originaire de Porto Rico, territoire américain depuis 1898, estimant qu’il ne représentait pas suffisamment la culture des États-Unis.
Le président Donald Trump a lui-même exprimé son mécontentement, allant jusqu’à qualifier le concert « d’affront à la grandeur de l’Amérique ». Cette prise de position s’inscrit dans un contexte de tensions politiques, notamment après les déclarations de l’artiste lors de la cérémonie des Grammy Awards, où il avait appelé à des réformes de la politique migratoire américaine.
Au-delà de la polémique, le match lui-même a également attiré un large public. L’affrontement entre les Seahawks de Seattle et les Patriots de Nouvelle-Angleterre a été suivi par 124,9 millions de téléspectateurs en moyenne sur l’ensemble des canaux de diffusion, incluant la chaîne NBC, la plateforme de streaming Peacock, la chaîne hispanophone Telemundo ainsi que les services numériques de la NFL.
Cette audience globale fait de cette rencontre le deuxième Super Bowl le plus regardé de l’histoire, juste derrière l’édition de l’année précédente. Une performance notable, d’autant plus que le match, dominé par une stratégie très défensive, a été jugé par de nombreux observateurs comme peu spectaculaire sur le plan sportif. Les Seahawks se sont finalement imposés sur le score de 29 à 13.
Le Super Bowl demeure ainsi un rendez-vous incontournable du calendrier médiatique américain, combinant sport, divertissement et enjeux culturels. Chaque année, l’événement confirme sa capacité à mobiliser un public massif et à cristalliser les débats bien au-delà du terrain.
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