Syrie : la Turquie durcit le ton sur l’intégration des forces kurdes
La Turquie a haussé le ton à l’égard des forces kurdes opérant en Syrie. Jeudi, le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a averti que tout nouveau report de leur intégration au sein de l’armée syrienne constituerait, selon Ankara, une menace directe pour l’unité nationale du pays.
Dans un entretien accordé à la chaîne publique turque TRT World, le chef de la diplomatie a affirmé que les partenaires des Forces démocratiques syriennes (FDS) commençaient à « perdre patience ». Un message clair adressé aux responsables kurdes, appelés à respecter le calendrier fixé dans l’accord conclu avec Damas plus tôt cette année.
Pour rappel, les forces kurdes, qui contrôlent une large partie du nord-est syrien riche en ressources pétrolières et agricoles, ont signé le 10 mars un accord avec les autorités syriennes prévoyant leur intégration progressive, sur une période d’un an, au sein des institutions de l’État, y compris l’armée nationale. Cet engagement visait à réduire les tensions et à renforcer l’autorité centrale dans une Syrie en pleine recomposition politique.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a, à plusieurs reprises, plaidé pour une mise en œuvre rapide de cet accord. Ankara, qui entretient désormais des relations étroites avec les nouveaux dirigeants à Damas après la chute de Bachar el-Assad, considère cette intégration comme une étape essentielle pour stabiliser le pays et prévenir toute fragmentation territoriale.
La position turque s’inscrit dans un contexte marqué par un lourd passif sécuritaire. Entre 2016 et 2019, la Turquie avait mené trois offensives militaires dans le nord de la Syrie, ciblant à la fois les combattants kurdes syriens et le groupe État islamique. Ankara considère certaines composantes kurdes comme une menace directe à sa sécurité nationale, en raison de leurs liens présumés avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
En appelant à accélérer l’intégration des forces kurdes dans l’armée syrienne, la Turquie cherche à peser sur l’équilibre politique et militaire en Syrie, tout en consolidant son influence auprès du pouvoir central à Damas. Reste à savoir si les responsables kurdes accepteront de se conformer au calendrier initial ou s’ils tenteront de renégocier les modalités d’une intégration jugée sensible pour leur avenir politique et sécuritaire.
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