Syrie : les forces kurdes annoncent leur retrait de quartiers clés d’Alep après un accord de cessez-le-feu
Après plusieurs jours d’affrontements intenses, les forces kurdes en Syrie ont confirmé leur retrait de deux quartiers stratégiques de la ville d’Alep, marquant une nouvelle étape dans un contexte sécuritaire déjà fragile. Cette décision intervient à la suite d’un accord ayant permis l’instauration d’un cessez-le-feu et l’évacuation de combattants, de civils et de blessés vers d’autres régions du pays.
Dans un communiqué, les Forces démocratiques syriennes (FDS) ont indiqué que l’accord conclu a facilité le départ des habitants et des combattants des quartiers d’Achrafieh et de Cheikh Maqsoud, longtemps considérés comme des bastions kurdes. L’objectif affiché est de mettre fin aux violences et de protéger les civils pris au piège des combats. De son côté, l’agence officielle syrienne Sana a confirmé le départ des derniers groupes de combattants à bord d’autocars en direction du nord-est de la Syrie.
Ces évènements font suite à des affrontements meurtriers, les plus graves enregistrés à Alep depuis la chute de l’ancien président Bachar al-Assad en décembre 2024. Selon des chiffres officiels, au moins 21 civils ont perdu la vie et près de 155.000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers. Les deux camps se rejettent la responsabilité de ces violences, alimentant un climat de méfiance et de tensions persistantes.
Les combats ont également mis à mal un accord politique conclu en mars dernier, censé permettre l’intégration progressive des structures civiles et militaires kurdes au sein de l’État syrien. Cet engagement, qui visait à apaiser les relations entre Damas et l’administration autonome kurde, reste à ce jour inappliqué.
La médiation de plusieurs acteurs internationaux aurait joué un rôle déterminant dans l’obtention du cessez-le-feu. Les FDS ont souligné l’intervention de partenaires extérieurs pour mettre fin aux attaques, alors qu’elles dénonçaient, quelques heures auparavant, des déplacements forcés et des enlèvements de civils. Les scènes observées sur le terrain témoignent de l’ampleur de la crise humanitaire, avec des familles épuisées quittant les zones de combat dans la confusion et la détresse.
Sur le plan diplomatique, les appels à la retenue se sont multipliés. Depuis Damas, l’émissaire américain Tom Barrack a exhorté les parties à mettre un terme aux hostilités, après des échanges avec le président Ahmad al-Chareh, dont le gouvernement affirme vouloir rétablir son autorité sur l’ensemble de la ville d’Alep.
Ces affrontements ont ravivé les craintes d’une escalade régionale. La Turquie s’est dite prête à soutenir les autorités syriennes, tandis qu’Israël a affiché son soutien aux forces kurdes. Soutenues par Washington, les FDS demeurent un acteur clé de la lutte contre le groupe État islamique, tout en revendiquant un système de gouvernance décentralisé dans les régions qu’elles contrôlent, une option fermement rejetée par Damas.
Depuis la fin de la guerre civile syrienne, le nouveau pouvoir islamiste a promis de protéger les minorités. Toutefois, les violences survenues à Alep constituent le troisième épisode majeur impliquant des communautés minoritaires, après des massacres sur la côte alaouite et des affrontements avec les druzes dans le sud du pays. Une situation qui souligne la fragilité de la transition politique et sécuritaire en Syrie.
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