Tanger : bras de fer autour de l’importation de veaux, les importateurs en zone de turbulence
Deux camions transportant du bétail en provenance d’Espagne sont bloqués depuis plusieurs jours au port de Tanger, en raison d’un litige avec les services douaniers. Cette affaire, qui met en lumière les contradictions entre les annonces gouvernementales et leur application, suscite une vive inquiétude parmi les professionnels du secteur de la viande rouge.
Des camions immobilisés et des taxes contestées
Selon des sources concordantes, les véhicules transportaient des veaux destinés à l’engraissement sur le marché marocain. Dès leur arrivée, ils ont été retenus par les autorités douanières, qui réclament un règlement équivalant à 240 % de la valeur de la marchandise. Une exigence jugée incompréhensible par les importateurs, qui rappellent que l’exécutif avait promis une exonération des droits de douane et de la TVA afin d’encourager l’approvisionnement du marché national.
« Cette situation met en péril toute la filière. Nous subissons déjà la flambée des coûts de production et la rareté de l’offre locale. Si les engagements officiels ne sont pas respectés, c’est toute la chaîne qui vacillera », alerte un opérateur.
Risque sanitaire et image ternie
Outre l’impact économique, la situation soulève des préoccupations sanitaires et éthiques. Les importateurs redoutent la mort d’animaux coincés trop longtemps à bord des camions, ce qui pourrait déclencher une vague de critiques d’ONG internationales de protection animale. Certains transporteurs ont même été contraints de faire demi-tour vers l’Espagne, depuis le port d’Algésiras, de peur d’affronter la même impasse.
« Une telle crise ne touche pas seulement nos finances. Elle pourrait aussi nuire à l’image du Maroc à l’international », confie un professionnel du secteur.
Les quotas d’exonération au cœur des critiques
Les regards se tournent désormais vers les ministères de l’Agriculture et des Finances. L’Association des importateurs de bétail estime que la responsabilité du blocage incombe aux autorités, accusées de n’avoir pas validé à temps le quota de 150 000 têtes exemptées de taxes, annoncé dans le cadre du plan gouvernemental.
« Cette décision aurait dû être officialisée plus tôt en Conseil de gouvernement. Aujourd’hui, nous payons les conséquences de ce retard », déplorent les représentants de l’association.
Une filière fragilisée
En attendant une clarification, de nombreux opérateurs ont suspendu leurs opérations d’importation, aggravant le risque de pénurie et de hausse des prix sur le marché intérieur. Ce bras de fer, qui oppose importateurs et administration, illustre une fois de plus les difficultés structurelles du secteur de la viande rouge au Maroc, partagé entre dépendance aux importations et besoin urgent de régulation claire.
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