Tanzanie : retour timide à la normale après cinq jours de blocage et de répression
Après plusieurs jours de paralysie et de coupure d’Internet, la Tanzanie commençait, mardi 4 novembre, à reprendre son activité. Le pays sort tout juste de cinq jours de confinement imposé par les autorités à la suite des manifestations violemment réprimées contre la présidente récemment réélue Samia Suluhu Hassan.
Une reprise partielle des activités
À Dar es Salaam, capitale économique du pays, la vie reprend lentement : les stations-service ont rouvert et l’accès à Internet est de nouveau partiellement disponible. Les forces de sécurité restent cependant très présentes dans les rues, tandis qu’un nombre limité de bus, tuk-tuks et motos-taxis ont repris du service.
« J’espère que la violence ne recommencera pas… Certains d’entre nous mouraient de faim. Je dois aller travailler pour gagner ma vie », confie Rehema Shehoza, 32 ans, vendeuse ambulante, citée par l’AFP.
Une répression d’une ampleur inédite
Les troubles ont éclaté le jour du scrutin présidentiel et législatif du 30 octobre, donnant lieu à trois jours de manifestations durement réprimées. L’opposition avance un bilan d’au moins 800 morts, un chiffre que l’AFP n’a pu confirmer, mais que plusieurs sources diplomatiques et sécuritaires estiment largement sous-évalué. Selon ces mêmes sources, le nombre de victimes pourrait se chiffrer en milliers.
La présidente Samia Suluhu Hassan, 65 ans, au pouvoir depuis 2021 et donnée largement victorieuse avec près de 98 % des voix, a reconnu lors de son investiture « des pertes de vies humaines », sans préciser le nombre de victimes. Ses principaux opposants avaient été écartés du scrutin, l’un disqualifié, l’autre emprisonné.
Censure numérique et inquiétudes internationales
Les images de violences — corps entassés, militaires tirant sur des civils — ont commencé à circuler dès la levée partielle du blocage d’Internet. La police tanzanienne a immédiatement averti que la publication d’images « susceptibles de créer la panique » serait passible de poursuites.
Le service de fact-checking de l’AFP a pu authentifier plusieurs de ces clichés comme étant bien pris en Tanzanie, bien qu’ils aient depuis été supprimés des réseaux sociaux.
Cette séquence marque un tournant inquiétant pour le pays d’Afrique de l’Est, jusqu’ici considéré comme l’un des plus stables de la région.
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