Toulouse : huit ans requis contre un exécutant présumé dans une affaire mêlant mafia et intérêts israéliens
Un homme de 36 ans, présenté comme membre de la DZ Mafia, comparait devant le tribunal correctionnel de Toulouse pour son implication présumée dans deux incendies criminels visant des entreprises soupçonnées de liens avec des capitaux israéliens. Le parquet a requis huit ans de prison ferme à son encontre, dans une affaire aux ramifications potentiellement géopolitiques, suivie de près par le parquet national antiterroriste (PNAT).
Les faits remontent aux 2 et 3 janvier 2024. Deux sociétés implantées respectivement à Lespinasse, en Haute-Garonne, et à Oytier-Saint-Oblas, en Isère, ont été la cible d’incendies volontaires. Selon l’accusation, l’homme aurait agi avec plusieurs complices, parmi lesquels trois femmes et un homme, également poursuivis dans ce dossier.
À la barre, le principal prévenu a reconnu son appartenance à la DZ Mafia, un groupe de narcotrafiquants marseillais bien connu des services judiciaires, tout en niant avoir agi pour le compte de cette organisation. Il s’est présenté comme un simple exécutant, affirmant avoir répondu à un contrat sans connaître l’identité réelle des cibles. « Je n’ai jamais su que ces entreprises avaient un lien avec Israël », a-t-il déclaré, rejetant toute motivation idéologique ou religieuse.
Déjà condamné à 21 reprises, l’accusé est également mis en cause dans une procédure distincte instruite par le PNAT. Cette enquête fait suite à un signalement de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), évoquant l’existence d’une cellule liée à l’Iran, soupçonnée de préparer des actions contre des intérêts juifs ou israéliens en France et en Europe.
Baptisée « Marco Polo » par la presse, cette affaire, révélée notamment par Mediapart, s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue des autorités face à ce que la DGSI qualifie de résurgence d’un « terrorisme d’État iranien ». Une note de synthèse datant de mai 2024 souligne une stratégie reposant sur le recrutement de criminels de droit commun pour mener des actions ciblées contre des civils.
Lors de l’audience, le prévenu a affirmé avoir reçu 15 000 euros en liquide ainsi qu’un simple post-it mentionnant deux adresses où déclencher les incendies. Sa défense a plaidé l’absence de mobile politique, évoquant un acte irréfléchi motivé uniquement par l’argent.
La décision du tribunal correctionnel de Toulouse est attendue vendredi après-midi, dans un dossier où se croisent criminalité organisée, enjeux sécuritaires et soupçons d’ingérence étrangère.
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