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Toyota renforce sa présence américaine avec 10 milliards de dollars d’investissements supplémentaires
Le constructeur automobile japonais Toyota, leader mondial du secteur, a annoncé jeudi un nouvel investissement massif de 10 milliards de dollars aux États-Unis au cours des cinq prochaines années. Cette décision, qui porte à près de 60 milliards de dollars le total de ses investissements américains depuis son implantation il y a 70 ans, s’inscrit dans un contexte de fortes tensions commerciales entre Washington et Tokyo.
Cette annonce intervient alors que le gouvernement américain exhorte le Japon à réaliser 550 milliards de dollars d’investissements sur son sol, en contrepartie d’un allègement des taxes douanières qui pèsent lourdement sur les entreprises nippones.
Dans un communiqué, Toyota a précisé que ces fonds supplémentaires visent à renforcer ses capacités de production et de recherche aux États-Unis, sans toutefois détailler le calendrier ni les projets concernés.
Le constructeur, qui emploie environ 50 000 personnes dans le pays et dispose de 11 usines, a déjà investi massivement dans la production de véhicules électriques et hybrides. Son dernier grand projet, une usine de batteries en Caroline du Nord, représente à lui seul près de 14 milliards de dollars d’investissement. Cette installation stratégique, inaugurée jeudi, marque une étape clé dans la volonté du groupe d’accélérer la transition vers une mobilité plus durable sur le marché nord-américain.
Le président américain Donald Trump s’est félicité de cette annonce, y voyant « une preuve de confiance dans l’économie américaine ». Fin octobre, lors de sa visite à Tokyo, il avait déjà évoqué ce chiffre de 10 milliards de dollars, avant que Toyota ne nuance prudemment ses propos. « L’investissement doit être continu et progressif », avait alors déclaré le directeur financier Kenta Kon, sans confirmer le montant exact avancé par la Maison-Blanche.
Mais derrière ces annonces, la diplomatie économique reste au cœur des échanges. Les taxes américaines sur les importations automobiles japonaises, relevées à 25 % depuis avril avant d’être ramenées à 15 % en septembre, continuent de fragiliser les marges des constructeurs nippons. Toyota a estimé à 8 milliards d’euros l’impact de ces droits de douane sur son bénéfice d’exploitation pour l’exercice 2025-2026.
Sur le seul marché américain, le groupe a écoulé 2,33 millions de véhicules en 2024, soit un quart de ses ventes mondiales, dont près de la moitié provenaient encore de ses sites de production au Japon et au Mexique.
Parallèlement, Washington pousse les constructeurs japonais à exporter vers le Japon des véhicules fabriqués sur le sol américain. Une idée que Toyota n’exclut pas, à condition d’une harmonisation des normes de certification entre les deux pays. « Si les conditions réglementaires convergent, nous serions disposés à y réfléchir », a déclaré Hiroyuki Ueda, directeur des affaires publiques du groupe, lors du Salon automobile de Tokyo.
Cette nouvelle phase d’investissement illustre à la fois la volonté de Toyota de consolider sa présence industrielle aux États-Unis et la pression diplomatique croissante exercée par Washington sur ses partenaires asiatiques pour rééquilibrer les échanges commerciaux.