Transparence : où se situe le Maroc dans le classement mondial de la corruption 2025 ?
Le Maroc a légèrement amélioré sa position dans l’Indice de perception de la corruption (IPC) 2025 publié par Transparency International, mais l’évolution reste faible face aux défis structurels qui persistent dans le pays et à l’échelle mondiale. Avec 39 points sur 100, le Royaume gagne quelques places dans le classement mondial, s’établissant 91ᵉ sur 182 pays, selon les données du rapport.
Un bilan contrasté malgré une meilleure note
Le score de 39 points enregistré par le Maroc en 2025 représente une amélioration par rapport à l’année précédente, confirmant une légère hausse de la perception de l’intégrité du secteur public. Cette progression modeste permet au pays de se rapprocher de la moyenne régionale du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), mais reste en deçà de la moyenne mondiale fixée à 42 points, la plus basse observée depuis plus d’une décennie.
Sur le plan régional, le Maroc se retrouve ex æquo avec la Tunisie dans le classement africain, position qui place le Royaume au premier rang maghrébin devant des pays comme l’Algérie ou la Mauritanie. À l’échelle africaine, il se situe autour de la quinzième place, derrière des pays comme les Seychelles, le Cap-Vert ou le Rwanda, selon les données comparatives du rapport.
Des progrès fragiles sur le long terme
Si ce léger rebond est encourageant, il masque une tendance lourde qui inquiète les observateurs. Le Maroc a connu son meilleur classement en 2018, avec 43 points, mais depuis lors la note a oscillé sans véritable dynamique ascendante durable, fluctuant entre 37 et 40 points avant la progression récente.
Des organisations locales, à l’instar de Transparency Maroc, se disent préoccupées par cette stagnation de longue durée, estimant que les efforts pour renforcer la transparence et lutter contre les abus de pouvoir restent insuffisants.
Contexte mondial : un recul généralisé de la lutte anticorruption
Le rapport de Transparency International met en lumière une tendance globale préoccupante : la moyenne mondiale de l’indice est tombée à 42 points, traduisant une dégradation des efforts anticorruption dans de nombreux pays, y compris dans des démocraties établies. Parmi les nations les mieux placées figurent le Danemark, la Finlande et Singapour, qui dominent le classement avec des scores proches ou supérieurs à 80 points. À l’opposé, des pays comme le Yémen ou le Soudan du Sud ferment la marche avec des scores très bas.
Cette dégradation mondiale rappelle que la corruption reste un enjeu critique affectant la confiance dans les institutions publiques, la qualité des services et la croissance économique dans de nombreux pays.
Vers quelles réformes ?
Pour les spécialistes de la gouvernance, la progression du Maroc, bien que faible, souligne l’importance de poursuivre les réformes institutionnelles. Renforcer l’indépendance des organes de contrôle, élargir la transparence des décisions publiques et garantir des mécanismes efficaces de reddition de comptes figurent parmi les pistes évoquées par les experts pour transformer une amélioration ponctuelle en progrès structurel.
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