-
13:45
-
13:30
-
13:29
-
13:16
-
13:00
-
12:32
-
12:00
-
11:30
-
11:00
-
10:30
-
10:02
-
09:30
-
09:01
-
08:30
-
08:00
-
07:30
-
07:00
-
22:40
-
22:30
-
22:03
-
21:40
-
21:16
-
20:44
-
20:30
-
20:02
-
20:02
-
20:00
-
19:44
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:44
-
17:30
-
17:07
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:44
-
15:30
-
15:29
-
15:05
-
14:44
-
14:30
-
14:27
-
14:15
-
14:06
-
14:04
Trump attaque la BBC en justice et réclame 10 milliards de dollars pour diffamation
Donald Trump a ouvert un nouveau front judiciaire. Le président américain a déposé lundi une plainte retentissante contre la BBC, qu’il accuse d’avoir manipulé une séquence vidéo de l’un de ses discours, diffusée peu avant l’élection présidentielle de 2024. Estimant que le montage l’a présenté comme appelant explicitement à l’attaque du Capitole le 6 janvier 2021, il réclame au total 10 milliards de dollars de dommages et intérêts.
La procédure, engagée devant un tribunal fédéral à Miami, repose sur deux chefs d’accusation : diffamation et violation d’une loi de Floride sur les pratiques commerciales trompeuses. « Ils ont littéralement mis des mots dans ma bouche », a déclaré Donald Trump, affirmant que le reportage du magazine « Panorama » constitue une manipulation volontaire destinée à influencer le scrutin.
Une séquence controversée
La BBC est au cœur d’une tempête depuis la diffusion d’un montage mêlant plusieurs passages distincts d’un discours prononcé par Trump le 6 janvier 2021. Présenté en pleine campagne présidentielle de 2024, ce montage donnait l’impression que le candidat républicain exhortait directement ses partisans à attaquer le Capitole.
Ce jour-là, des centaines de ses soutiens avaient pris d’assaut le bâtiment dans le but d’empêcher la certification de la victoire de Joe Biden, après des semaines de fausses accusations de fraude électorale.
Les avocats du président américain affirment que la manipulation était volontaire : « La BBC a diffamé le président Trump dans le but flagrant d’interférer dans l'élection », ont-ils déclaré, accusant le groupe d’entretenir un « agenda politique de gauche ».
Crise interne au sein de la BBC
Au Royaume-Uni, l’affaire a immédiatement relancé le débat sur l’impartialité de l’audiovisuel public. La controverse a provoqué la démission du directeur général Tim Davie et de la patronne de l’information Deborah Turness, deux figures centrales du groupe.
Le président de la BBC, Samir Shah, a adressé une lettre d’excuses à Donald Trump, reconnaissant des erreurs mais rejetant l’idée d’une manipulation délibérée. Des excuses insuffisantes selon la plainte, qui reproche à la chaîne de n’avoir engagé « aucune réforme significative » pour éviter de futurs abus.
Un président en guerre ouverte avec les médias
Ce nouvel épisode s’inscrit dans une longue série de confrontations entre Donald Trump et les médias traditionnels. Depuis son retour à la Maison-Blanche, le président n’a cessé de dénoncer les chaînes critiques à son égard, tout en s’appuyant sur un réseau croissant d’influenceurs et de médias conservateurs, dont la chaîne britannique GB News, proche de Nigel Farage.
La BBC, qui affirme se préparer à contester la plainte, se retrouve désormais face à un procès potentiellement historique, à la fois pour son avenir et pour la question plus large de la responsabilité des médias en période électorale.