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Trump et Orban réaffirment leur proximité politique autour d’un accord sur le pétrole russe
Les États-Unis ont accordé à la Hongrie une dérogation temporaire lui permettant de continuer à importer du pétrole russe, malgré les sanctions mises en place contre Moscou dans le contexte de la guerre en Ukraine. L’annonce a été faite après une rencontre à Washington entre le président américain Donald Trump et le premier ministre hongrois Viktor Orban, marqué par une nouvelle démonstration de proximité politique entre les deux dirigeants.
Dans un message publié sur X, le ministre hongrois des Affaires étrangères Peter Szijjarto s’est félicité d’une « exemption illimitée » pour l’approvisionnement en pétrole et en gaz russes. Washington a toutefois apporté une précision importante : la dérogation est limitée à une période d’un an. En échange, Budapest s’est engagée à acheter environ 600 millions de dollars de gaz naturel liquéfié américain, une manière pour les États-Unis de compenser l’impact stratégique de l’allègement des sanctions.
La Hongrie dépend fortement des hydrocarbures russes, en particulier depuis l’invasion de l’Ukraine en 2022. Contrairement à la majorité des pays européens, Viktor Orban n’a pas cherché à diversifier massivement ses sources d’énergie. L’absence d’accès à la mer complique par ailleurs l’importation d’alternatives, rendant le pays vulnérable à toute restriction d’approvisionnement.
Cette dérogation arrive à un moment politiquement sensible pour Budapest. Les sanctions américaines menaçaient de fragiliser le gouvernement d’Orban à l’approche des élections législatives, un scrutin que le dirigeant nationaliste, au pouvoir depuis 2010, aborde avec une avance moins confortable qu’auparavant.
La rencontre entre Viktor Orban et Donald Trump a également illustré une convergence idéologique assumée. Les deux dirigeants ont renouvelé leurs critiques à l’égard des politiques migratoires européennes et revendiqué la défense d’une vision conservatrice de l’État. Donald Trump a affirmé que l’Union européenne devait « respecter » Budapest, tandis qu’Orban a présenté son gouvernement comme « le seul gouvernement chrétien moderne en Europe », opposé selon lui aux courants progressistes majoritaires.
Dans le même contexte, Washington a annoncé son intention de fermer un média en langue hongroise financé par les États-Unis, une décision perçue comme un soutien politique direct à Viktor Orban, régulièrement critiqué par l’Union européenne pour des atteintes à l’État de droit, à l'indépendance judiciaire et à la liberté de la presse.
Pour plusieurs observateurs, cette séquence illustre l’alliance stratégique entre dirigeants partageant la même vision du pouvoir. Elle confirme également que la question énergétique demeure, plus que jamais, un levier majeur des rapports de force internationaux.