Tunnel de l’Ourika : les contraintes géologiques freinent le projet Marrakech-Ouarzazate
Conçu pour renforcer la connectivité entre le centre et le sud du Royaume, le projet du tunnel de l’Ourika connaît un ralentissement notable. En cause : des contraintes géologiques complexes qui imposent une réévaluation approfondie avant le lancement effectif des travaux. Destiné à relier Marrakech à Ouarzazate à travers le massif du Haut Atlas, cet ouvrage est considéré comme un levier stratégique pour le désenclavement régional, mais sa réalisation s’avère plus délicate que prévu.
Selon les autorités en charge du dossier, la nature du sous-sol dans cette zone montagneuse présente des caractéristiques particulièrement exigeantes. La diversité des formations rocheuses, la présence potentielle de failles tectoniques et les risques hydrogéologiques nécessitent des études géotechniques supplémentaires afin d’assurer la sécurité et la durabilité de l’infrastructure. Ces investigations, bien qu’elles retardent le calendrier initial, sont jugées indispensables pour prévenir tout risque structurel à long terme.
Le ministre de l’Équipement et de l’eau, Nizar Baraka, a récemment indiqué devant le Parlement que les travaux préparatoires n’avaient pas abouti comme prévu. L’entreprise initialement chargée de cette phase n’a pas été en mesure de répondre aux exigences techniques du projet, mettant en lumière la complexité du chantier et la nécessité d’une approche plus rigoureuse. Cette situation a conduit à la suspension temporaire du processus afin de revoir les méthodes d’analyse et de conception.
Au-delà de l’aspect technique, le tunnel de l’Ourika revêt une dimension stratégique majeure. Il vise à réduire les contraintes de franchissement du Haut Atlas, souvent aggravées par les conditions climatiques, et à faciliter les échanges économiques, touristiques et sociaux entre les régions. Les retombées attendues concernent notamment le développement des provinces du Sud, longtemps pénalisées par l’isolement géographique.
Malgré les retards enregistrés, les pouvoirs publics réaffirment leur engagement à mener ce projet à son terme. La phase actuelle, centrée sur l’évaluation détaillée du terrain, pourrait déboucher sur une adaptation des techniques de forage et de soutènement, mieux adaptées au contexte sismique et géologique de la région. Si ce délai représente un coût financier et temporel, il est présenté comme un investissement nécessaire pour garantir la réussite d’une infrastructure appelée à jouer un rôle structurant dans le réseau routier national.
-
20:45
-
20:30
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:30
-
16:15
-
16:06
-
16:00
-
15:45
-
15:30
-
15:15
-
15:00
-
14:45
-
14:30
-
14:15
-
14:00
-
13:45
-
13:30
-
13:15
-
13:00
-
12:45
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:45
-
11:30
-
11:15
-
11:00
-
10:45
-
10:30
-
10:15
-
10:00
-
09:45
-
09:30
-
09:15
-
09:00
-
23:45
-
23:30