Ukraine : la coalition des volontaires annonce un renforcement majeur de son soutien militaire
Réunis à Paris à l’initiative de la France et du Royaume-Uni, les 37 pays membres de la « coalition des volontaires » ont affiché une volonté commune d’intensifier leur soutien à l’Ukraine. À l’issue de cette rencontre internationale, plusieurs annonces ont été formulées, allant du renforcement des capacités de défense aérienne à la livraison de nouveaux équipements militaires, dans un contexte où les alliés de Kiev souhaitent accroître la pression diplomatique sur la Russie afin de favoriser l’ouverture de négociations.
Une coalition déterminée à renforcer l’aide à Kiev
Accueillie dans le cadre d’un sommet organisé à Paris, la réunion a rassemblé une vingtaine de chefs d’État et de gouvernement, ainsi que le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Les dirigeants ont réaffirmé leur engagement à poursuivre leur soutien militaire à l’Ukraine tout en préparant les conditions d’un futur déploiement d’une force multinationale une fois un éventuel cessez-le-feu conclu.
Le président français Emmanuel Macron a souligné la volonté des États participants d’accélérer leurs efforts afin de renforcer les capacités de défense ukrainiennes et d’accroître la pression sur Moscou. De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz a estimé qu’il était désormais nécessaire de mettre un terme au conflit qui se poursuit depuis plusieurs années.
Une nouvelle coopération autour de la défense antimissile
Parmi les principales décisions annoncées figure la création d’une coalition européenne dédiée au développement de capacités de défense contre les missiles balistiques.
Cette initiative réunit le Danemark, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, l’Espagne, la Suède, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et l’Ukraine. Les partenaires souhaitent mutualiser leurs capacités industrielles, leurs programmes de recherche et leur expertise opérationnelle afin de développer une réponse commune aux menaces aériennes.
Le projet s’appuie notamment sur le programme Freya, une solution antimissile développée par l’entreprise ukrainienne Fire Point. Ce système ambitionne d'offrir une alternative plus accessible à des dispositifs existants tels que le Patriot américain ou le système franco-italien Aster.
Le président ukrainien a salué cette initiative, estimant qu'elle pourrait permettre, dans les prochains mois, de renforcer significativement les capacités de défense du pays grâce à une production industrielle à grande échelle.
La France annonce de nouveaux équipements militaires
À l'occasion de cette réunion, Emmanuel Macron a détaillé un nouveau volet du soutien militaire français.
La France prévoit la livraison de 16 avions de combat Rafale destinés à renforcer les capacités de l'armée de l'air ukrainienne. Selon le calendrier présenté, les premiers appareils pourraient être opérationnels entre 2028 et 2029.
Paris a également annoncé la fourniture de batteries de défense antiaérienne SAMP/T de nouvelle génération, ainsi que de nouveaux radars.
En parallèle, plusieurs équipements devraient être produits directement sur le territoire ukrainien sous licence française, notamment des bombes guidées AASM, des missiles antiaériens Aster 30 et des missiles de croisière Scalp.
Une force multinationale en préparation
Les dirigeants de la coalition poursuivent également leurs travaux sur la future force internationale appelée à intervenir après un éventuel accord de cessez-le-feu.
Selon Emmanuel Macron, des exercices militaires devraient être organisés dans les prochains mois dans plusieurs pays voisins de l'Ukraine afin de préparer cette force, dont la mission serait essentiellement dissuasive pour prévenir toute reprise des hostilités.
Les responsables européens ont rappelé que ce dispositif n'aurait vocation à être déployé qu'une fois les combats interrompus.
L'Europe renforce aussi la pression économique
Au-delà du soutien militaire, les pays réunis à Paris souhaitent renforcer leur coopération contre les mécanismes permettant à la Russie de contourner les sanctions internationales.
Une attention particulière sera portée à la « flotte fantôme » utilisée pour exporter du pétrole russe, un réseau de navires qui contribue, selon plusieurs gouvernements européens, au financement de l'effort de guerre de Moscou.
Du côté russe, le Kremlin a vivement dénoncé les décisions prises lors du sommet parisien, estimant que cette coalition nourrit une stratégie hostile à l'égard de la Russie.
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