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Un plan agricole renforcé pour 2025-2026 : entre soutien direct, semences stratégiques et gestion de l’eau
Le ministère de l’Agriculture prépare une nouvelle campagne agricole placée sous le signe de la résilience face aux effets persistants du changement climatique. Présentant le bilan et les mesures prévues pour la saison 2025-2026, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Ahmed Bouari, a annoncé l’activation d’un dispositif ambitieux mêlant soutien direct aux éleveurs, modernisation des pratiques agricoles et gestion raisonnée des ressources hydriques.
Soutien financier direct : une première dans le secteur de l’élevage
Selon le ministre, 73 % des éleveurs à travers le territoire national ont bénéficié d’aides directes destinées à l’achat d’aliments pour bétail et à la reconstitution du cheptel, un enjeu majeur après la crise ayant entraîné l’annulation exceptionnelle de l’Aid Al Adha faute de disponibilité suffisante des têtes destinées à l’abattage.
Depuis le 5 novembre, l’enveloppe distribuée s’élève à 3 milliards de dirhams, profitant à près de 714 000 éleveurs. Un programme national doté de 12,8 milliards de dirhams pour les années 2025 et 2026 a également été lancé afin de relancer durablement la filière.
Ce dispositif a permis de cartographier avec précision le cheptel national, estimé à 32,8 millions de têtes, et de recenser 1,2 million d’éleveurs. Une base de données numérique constitue désormais l’outil d’identification des bénéficiaires. Pour la première fois, la prime liée à la préservation des femelles ovines et caprines, fixée à 100 dirhams par tête, a été versée directement aux concernés.
Semences et assurance agricole : objectif autonomie et efficacité
Pour atténuer les risques liés aux aléas climatiques, un programme d’assurance multirisque couvrant 1 million d’hectares de céréales, légumineuses et oléagineux a été engagé, en parallèle avec l’assurance de 50 000 hectares d’arbres fruitiers.
Le ministre a également annoncé que plus de 400 000 hectares ont été mis en semis direct cette année, avec l’ambition de porter cette superficie à 1 million d’hectares à l’horizon 2030. Par ailleurs, la prochaine campagne agricole prévoit environ 5 millions d’hectares de cultures automnales, dont 4,4 millions dédiés aux céréales, accompagnés de la distribution de 1,5 million de quintaux de semences certifiées.
L’appui aux terres bour a également été élargi afin d’intégrer les légumineuses alimentaires et fourragères, avec l’objectif d'améliorer les revenus des petits agriculteurs tout en renforçant la sécurité alimentaire nationale. En complément, 650 000 tonnes d’engrais phosphatés ont été réservées à des prix stables, malgré la conjoncture internationale.
Eau agricole : un défi permanent malgré les efforts d’adaptation
La situation hydrique demeure préoccupante. Les dernières données font état d’un volume de 3,89 milliards de m³ destinés à l’agriculture, avec un taux de remplissage de 28 %. Les bassins du Sebou et du Loukkos regroupent près de 70 % de ces ressources.
Les périmètres irrigués devront fonctionner avec une dotation exceptionnelle de 452 millions de m³, soit seulement 8 % des besoins globaux. Plusieurs régions, notamment le Gharb, Tadla, Moulouya, Tafilalet et Ouarzazate, sont soumises à des restrictions strictes, tandis que certains périmètres demeurent totalement privés d’irrigation.
Entre contraintes climatiques et ambitions économiques
Malgré sept années marquées par la sécheresse, le ministre s’est déclaré confiant, rappelant que le secteur agricole a enregistré une croissance estimée à près de 6 % durant la campagne 2024-2025. Un résultat considéré comme une preuve de la pertinence des choix stratégiques opérés en matière de souveraineté alimentaire.
La campagne 2025-2026 s’annonce donc cruciale pour assurer la continuité productive du secteur, protéger les revenus des agriculteurs et renforcer la durabilité du modèle agricole marocain face à un contexte climatique imprévisible.