Une hausse significative des investissements au Maroc : de 217 à 324 milliards de dirhams
Le Maroc a entamé une nouvelle phase d’investissement public depuis 2023, marquée par une forte reliance sur les financements via les impôts et les partenariats public-privé (PPP). Ce tournant s’inscrit dans un contexte où la croissance économique durable demeure un défi, mais où l’investissement reste un levier stratégique pour soutenir le développement du pays.
En effet, le Royaume a lancé un programme d’investissements sans précédent, visant à renforcer son infrastructure et à préparer le pays pour les grands enjeux à venir, notamment la Coupe du Monde 2030. Cependant, d'autres projets structurants soutiennent cette dynamique, tels que l’extension de la couverture de la sécurité sociale, les projets d’infrastructures à faibles émissions de carbone et les politiques de gestion de l’eau.
Ces initiatives ont contribué à une hausse substantielle des dépenses d’investissement annuelles, passant de 217 milliards de dirhams entre 2020 et 2023 à 324 milliards de dirhams depuis 2023. Ce bond reflète l’intensification des efforts du pays pour moderniser ses infrastructures tout en intégrant des considérations écologiques et sociales.
Selon Taoufik Jidi, directeur général d'Attijari Global Research, qui s’est exprimé lors d’une conférence sur les perspectives économiques du Maroc organisée par la Banque "Attijariwafa Bank CIB", environ un trillion de dirhams (près de 100 milliards de dollars) seront consacrés aux grands projets d'ici 2030. Ce chiffre dépasse les attentes habituelles et repose sur les annonces officielles et les discussions avec les dirigeants des banques cotées en bourse.
Malgré cette accélération des investissements, le Maroc ne fait pas face à un déficit budgétaire majeur. Au contraire, l’expert prévoit une diminution du déficit budgétaire, qui devrait s’établir à 4% du PIB en 2024, puis à 3,5% en 2025, contre 7% après la crise du Covid-19. Cette amélioration est soutenue par une augmentation des recettes fiscales de 12%, supérieure à l’augmentation des dépenses, estimée à 9% en moyenne.
L’expansion des recettes fiscales est attribuée à l’élargissement de la base fiscale, notamment par des réformes, la transformation numérique et l’intégration du secteur informel, ainsi qu’à un accroissement du nombre de contribuables plutôt qu’à une hausse des taux d’imposition. Selon Jidi, ces objectifs restent réalistes grâce à l’amélioration de l’efficacité de la collecte des impôts et l’expansion progressive de la base fiscale.
Outre les impôts, la coopération entre le secteur public et privé représente un pilier central pour augmenter la part de l’investissement privé, passant d’un tiers à deux tiers du total des investissements. Le Pacte de l’investissement et l’attractivité du Maroc jouent également un rôle déterminant pour encourager le secteur privé et les partenaires internationaux à participer activement à ce processus.
Cependant, l’une des grandes incertitudes réside dans la capacité du Maroc à maintenir une gestion rigoureuse de ses finances publiques tout en fournissant le soutien nécessaire aux entreprises pour tirer parti de cette phase expansionniste, sans compromettre la durabilité économique à long terme.
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