Vers 2026, le cadre électoral marocain renforce la place des femmes dans la vie politique
Le système électoral marocain s’apprête à connaître des évolutions notables à l’horizon 2026, avec l’introduction de dispositifs additionnels visant à renforcer la présence des femmes dans les institutions représentatives. Ces mesures, annoncées dans un contexte de modernisation du cadre politique, traduisent une volonté affirmée de consolider la participation féminine à la vie publique et au fonctionnement démocratique du pays.
Parmi les principaux aménagements figure la mise en place de mécanismes spécifiques en faveur de la représentation des femmes au sein de la Chambre des représentants. Les circonscriptions électorales régionales, auparavant ouvertes aux candidatures mixtes, seront désormais réservées exclusivement aux femmes. Cette orientation vise à sécuriser les sièges attribués aux élues, notamment en cas d’élections partielles ou de remplacement en cours de mandat, le siège vacant devant être systématiquement pourvu par une femme.
Les autorités précisent toutefois que cette disposition ne limite pas l’engagement politique féminin à l’échelon local. Les femmes conservent la possibilité de se présenter dans les circonscriptions locales, ce qui permet de maintenir une dynamique inclusive. Le caractère transitoire de cette mesure est mis en avant, l’objectif étant de favoriser l’acquisition d’une expérience électorale progressive avant une participation plus large aux scrutins législatifs locaux.
Conditions partisanes et incitations financières
Le nouveau cadre prévoit également des ajustements en matière de financement des campagnes électorales. Des incitations financières renforcées seront accordées aux listes régionales composées exclusivement de femmes âgées de moins de trente-cinq ans, qu’elles soient portées par des partis politiques ou par des candidatures indépendantes. Cette orientation vise à encourager l’engagement des jeunes femmes et à renouveler les profils au sein des instances représentatives.
En parallèle, les règles encadrant la création des partis politiques intègrent désormais des exigences précises en matière de représentation féminine. Au moins quatre femmes devront figurer parmi les douze membres nécessaires à la déclaration de constitution d’un parti. De plus, les femmes devront représenter un minimum d’un cinquième des membres fondateurs, soit quatre cents femmes sur un total de deux mille. Cette approche entend garantir la présence féminine dès la genèse des formations politiques et favoriser une participation durable et structurée des femmes au champ partisan.
À travers ces réformes, le Maroc réaffirme son engagement en faveur d’une gouvernance plus inclusive, en reconnaissant le rôle central des femmes dans la société et en cherchant à traduire cette réalité dans les mécanismes institutionnels et électoraux.
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