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VIH au Maroc : une avancée historique portée par la réforme du système de santé
Le Maroc consolide sa position de pays pionnier dans la région MENA en matière de lutte contre le VIH. À l’occasion de la Journée nationale dédiée à cette cause, le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a présenté un bilan marqué par des progrès significatifs, traduits par une baisse de 22% des nouvelles infections et une diminution de 55% des décès liés au sida depuis l’apparition du virus dans le Royaume. Avec un taux de couverture thérapeutique atteignant désormais 95%, le pays se rapproche des objectifs internationaux « 95-95-95 » et avance vers l’élimination de la transmission mère-enfant.
Le ministre a insisté sur un indicateur clé : 80% des personnes vivant avec le VIH connaissent aujourd’hui leur statut sérologique. Un signe, selon lui, de l’efficacité des campagnes de dépistage et de la consolidation du maillage sanitaire, malgré les disparités régionales et la persistance de vulnérabilités au sein de certaines populations, notamment les usagers de drogues injectables, où la prévalence atteint 5,3%.
Amine Tahraoui a replacé ces résultats dans le cadre plus large de la réforme du système de santé engagée sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI. Une réforme axée sur la gouvernance, la réorganisation des parcours de soins, la valorisation des ressources humaines et la digitalisation des services, qui permet au Maroc de renforcer la prévention et d’améliorer l’accès au traitement.
Le volet de la réduction des risques constitue un autre marqueur fort de la stratégie nationale. Près de 88% des usagers de drogues injectables ont bénéficié de mesures de prévention, avec une distribution moyenne de 104 seringues par personne et un taux de maintien sous traitement à la méthadone de 86%. Ces efforts ont contribué à faire reculer la prévalence du VIH au sein de ce groupe, passée de 7,1% en 2017 à 5,3% en 2023. Le nombre de bénéficiaires du traitement substitutif a par ailleurs augmenté de manière spectaculaire, atteignant 1.836 personnes début 2025.
Sur le plan international, le Maroc s’illustre également par sa capacité à atteindre deux des trois objectifs mondiaux de lutte contre le VIH : 95% des personnes dépistées sont sous traitement, et 95% de celles-ci présentent une charge virale contrôlée. Ces résultats s’inscrivent dans la mise en œuvre de la stratégie intégrée 2024–2030, qui englobe le VIH, les IST et les hépatites virales, et repose sur une gouvernance inclusive, fondée sur les droits humains.
Le ministre a détaillé les chantiers en cours : élargissement du dépistage dans les centres de soins primaires, accès facilité au traitement dans 49 centres spécialisés, renforcement des programmes de prévention auprès des groupes les plus exposés et déploiement d’outils innovants tels que la PrEP, l’autotest et le dépistage communautaire. Des initiatives pilotes à Guelmim et Boujdour intègrent par ailleurs une délégation de tâches visant à améliorer la prise en charge dans les zones éloignées.
Parallèlement, le Royaume vient d’obtenir une reconnaissance officielle de l’Organisation mondiale de la santé pour son contrôle de l’hépatite B, une distinction internationale qui s’ajoute aux efforts engagés pour éliminer la transmission mère-enfant de plusieurs infections d’ici 2030.
Amine Tahraoui a conclu en appelant à redoubler d’efforts pour lutter contre la stigmatisation, encore perçue comme un frein majeur à l’accès aux soins. Il a salué l’implication des professionnels de santé, ainsi que le soutien des partenaires nationaux et internationaux, parmi lesquels le Fonds mondial et l’ONU-SIDA.
La rencontre a réuni une large coalition institutionnelle et civile : ministères, Conseil national des droits de l’Homme, DGSN, Parlement, organisations non gouvernementales… Tous rappelant que la lutte contre le VIH reste un enjeu de santé publique essentiel, et un combat collectif.